State Non-Issuance of Visas Penalty Liquidation Refused
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe applicants sought liquidation of a penalty imposed on the State for failing to issue long-stay visas within two months as ordered by a prior judgment, and requested payment of attorney fees. The court noted that the Ministry of the Interior subsequently justified the issuance of the requested visas on July 22, 2022, concluding that although the deadline was missed, the judgment was executed, thus rendering liquidation of the penalty unnecessary, and the court also declined to award the requested costs under relevant administrative and legal aid statutes.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 222-1 du code de justice administrative, article L. 911-7 du code de justice administrative, articles L. 761-1 du code de justice administrative, Article 1er, Article 2; State Non-Issuance of Visas Penalty Liquidation Refused: The court noted that the Ministry of the Interior subsequently justified the issuance of the requested visas on July 22, 2022, concluding that although the deadline was missed, the judgment was executed, thus rendering liquidation of the penalty unnecessary, and the court also declined to award the requested costs under relevant administrative and legal aid statutes.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAUsed to order that there is no need to liquidate the penalty imposed against the State.
Used to reject the remainder of the claims in the request.
Cited as the legal basis allowing the President to rule by ordinance.
Mentioned in the rejected claim regarding the allocation of costs.
Mentioned in the rejected claim regarding the allocation of costs.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n°2111077 du 28 mars 2022, le tribunal administratif de Nantes a annulé la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 7 juillet 2021 et a enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer des visas de long séjour à M. D A et à Djamali A dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Par une requête, enregistrée le 3 juin 2022, Mme C B et M. D A, représentés par Me Pronost, demande au tribunal :
1°) de prononcer la liquidation de cette astreinte ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros qui devra être versée à leur avocate au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, moyennant la renonciation de cette avocate à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Par une production enregistrée le 26 août 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a justifié de la délivrance des visas sollicités par Mme C et M. A.
Mme B a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Par un jugement du 28 mars 2022 notifié le même jour, le tribunal a prononcé une astreinte à l'encontre de l'Etat s'il ne justifiait pas avoir, dans les deux mois suivant notification de ce jugement, exécuté l'injonction prononcée de délivrer un visa de long séjour à M. D A et à Djamali A. Par le même jugement, le taux de cette astreinte a été fixé à 100 euros par jour de retard
3. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 911-7 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée ".
4. Le ministre de l'intérieur et des outre-mer a justifié avoir délivré des visas de long séjour à M. D A et à Djamali A le 22 juillet 2022. Dans les circonstances de l'espèce, même si le délai de deux mois imparti par le jugement du 28 mars 2022 n'a pas été respecté, le ministre doit être regardé comme ayant exécuté ce jugement. Il n'y a, dès lors, pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte.
Sur les frais liés à l'instance :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros que Me Pronost demande en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte prononcée à l'encontre de l'Etat par le jugement n° 2111077 du 28 mars 2022.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B, à M. D A, au ministre de l'intérieur et des outre-mer, et à Me Mélanie Pronost.
Fait à Nantes, le 27 septembre 2022.
La présidente,
S. RIMEU
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,