Urgent Order to Issue Work Authorization Following Prefectural Inaction
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA petitioner sought an urgent order compelling the prefect to issue a currently valid residence permit or, failing that, a receipt acknowledging the renewal application and authorizing work, arguing the administrative inaction severely and illegally infringed upon her freedom to work and move due to the risk of job loss, having regularly resided in France since 2011 and timely submitting a complete request for a change of status to employee; the court, noting the prefect's failure to respond, found that the inaction constituted a grave and manifestly illegal breach of the petitioner's rights, thereby ordering the prefect to issue the temporary work authorization receipt within 48 hours, but explicitly refusing to order the issuance of the final residence permit as it was not a provisional measure, and also awarded the petitioner 800 euros in legal costs.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative; Urgent Order to Issue Work Authorization Following Prefectural Inaction: Mme B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L 521- 2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour en cours de validité ou à défaut un récépissé de demande de renouvellement de son titre de séjour, l'autorisant à travailler, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de la notification de la présente ordonnance.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article was the basis for ordering the Prefect to issue a receipt authorizing the applicant to work.
This article was applied to order the State to pay a sum to the applicant for legal costs.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 novembre 2022, Mme A B, représentée par Me Scanvic, demande au juge des référés :
- sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour en cours de validité ou à défaut un récépissé de demande de renouvellement de son titre de séjour, l'autorisant à travailler, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de la notification de la présente ordonnance ;
- sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros.
Elle soutient que la carence du préfet des Alpes-Maritimes porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté de travail et d'aller et de venir, et que l'urgence est caractérisée dès lors qu'elle risque de perdre son emploi.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Nice a désigné M. Soli, premier conseiller, pour statuer en qualité de juge des référés.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 15 novembre 2022 à 11h30 :
- le rapport de M. Soli, juge des référés ;
- les observations de Me Scanvic, représentant Mme B,
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L 521- 2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour en cours de validité ou à défaut un récépissé de demande de renouvellement de son titre de séjour, l'autorisant à travailler, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de la notification de la présente ordonnance.
2. Mme B, qui réside régulièrement en France depuis 2011, d'abord en tant qu'étudiante puis sous couvert de récépissés de demande de titre de séjour " salarié " fait valoir, sans être contredite par le préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas présenté d'observations écrites et n'était ni présent ni représenté à l'audience, qu'elle a sollicité le renouvellement de son titre de séjour dans le cadre d'un changement de statut d'étudiant en salarié, dans les délais requis et que son dossier était complet. Elle est ainsi fondée à faire valoir que la carence du préfet des Alpes Maritimes porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté de travail et d'aller et de venir, et que l'urgence est caractérisée dès lors qu'elle risque de perdre son emploi.
3. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme B un récépissé de demande de titre de séjour, valant autorisation de travailler, dans le délai de 48 heures à compter de la notification de la présente ordonnance, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte. Il n'entre en revanche pas dans l'office du juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité qui ne s'analyse pas en une mesure provisoire.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 800 (huit cents) euros au bénéfice de Mme B, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme B un récépissé de demande de renouvellement de son titre de séjour, l'autorisant à travailler, dans le délai de 48 heures à compter de la notification de cette ordonnance.
Article 2 : L'Etat versera à Mme B la somme de 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice, le 15 novembre 2022.
Le juge des référés,
Signé
P. SOLI
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme, Le greffier en chef,
Ou par délégation, le greffier,