Legislator Jurisprudence & Législation
2203574 Généré par l'IA

Visa Annulment and Legal Costs Payment Following Visa Issuance

Numéro de cause 2203574
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige struck_off

Synthèse Legislator

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A party sought the annulment of a decision upholding the refusal to grant long-stay visas for family reunification and requested an order to compel the issuance of these visas or, subsidiarily, a reexamination of the case, along with payment of legal fees, after the initial refusal by the French consular authorities in Sudan. The court determined that the requests for annulment and injunction were rendered moot because the relevant authorities subsequently issued the requested visas, leading to a finding of no need to rule on those substantive conclusions, but ordered the State to pay the applicant's lawyer €800 for legal costs pursuant to relevant administrative and legal aid provisions, conditional upon the lawyer renouncing the state's contribution share.

Regeste Legislator

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article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 222-1 du code de justice administrative, articles L. 761-1 du code de justice administrative, Article 1er, article 37 de la loi du 10 juillet 1991; Visa Annulment and Legal Costs Payment Following Visa Issuance: The court determined that the requests for annulment and injunction were rendered moot because the relevant authorities subsequently issued the requested visas, leading to a finding of no need to rule on those substantive conclusions, but ordered the State to pay the applicant's lawyer €800 for legal costs pursuant to relevant administrative and legal aid provisions, conditional upon the lawyer renouncing the state's contribution share.

Mots-clés

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visa honoraires d'avocat regroupement familial annulation du contrat annulation de la naturalisation facilitée commandement de payer

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

This article states that there is no need to rule on the conclusions for annulment and injunction, indicating the procedural basis for stopping the main claim.

Article R. 222-1 du code de justice administrative

The reasoning for not ruling on the main conclusions is based on the power granted to the president to rule on requests that no longer present issues other than those related to costs, as per this article.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Cited in Article 2, this provision is the legal basis for ordering the State to pay a sum to the lawyer for the costs of the proceedings.

article 37 de la loi du 10 juillet 1991

Cited in Article 2, this provision governs the payment of lawyer fees under legal aid, which is the basis for the cost order.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 mars 2022, M. C D A, agissant en son nom propre et en qualité de représentant légal de ses enfants mineurs, A C D et D C D, et F B E, représentés par Me Pollono, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 19 mai 2021 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre la décision des autorités consulaires françaises à Khartoum (Soudan) refusant de délivrer les visas de long séjour à Mme E, à A Yassin D et D Yassin D au titre de la réunification familiale ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, à titre principal, de délivrer ces visas, à titre subsidiaire, de réexaminer leur situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros qui devra être versée à son avocat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Par un mémoire en défense enregistré le 31 août 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et s'en remet à la sagesse du tribunal concernant le surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir qu'il a donné instruction aux autorités consulaires françaises à Khartoum de délivrer les visas sollicités.

M. D A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 janvier 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte :

2. Il ressort des pièces du dossier que postérieurement à l'introduction de la requête, les autorités consulaires françaises à Khartoum ont délivré le 27 octobre 2022 les visas sollicités. Dans ces conditions, les conclusions de M. D A et Mme E aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les frais liés à l'instance :

3. M. D A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Pollono renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. D A et Mme E aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte.

Article 2 : L'Etat versera à Me Pollono une somme de 800 (huit cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C D A, à Mme B E, à Me Pollono et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Nantes, le 9 décembre 2022.

La présidente,

M.-P. ALLIO-ROUSSEAU

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,