Legislator Jurisprudence & Législation
2203345 Généré par l'IA

Residence Permit Refusal Annulment and Injunction Claim Rendered Moot by Subsequent Permit Issuance

Numéro de cause 2203345
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige struck_off

Synthèse Legislator

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A petitioner sought the annulment of a prefectural decision refusing a residence permit and ordering departure from the territory, as well as an injunction to issue the permit, but the court noted that the requested residence permit had been issued post-filing, rendering the claims for annulment and injunction without object. Consequently, the court ruled there was no need to rule on those claims, but ordered the State to pay the petitioner's lawyer €800 for legal costs under the provisions governing legal aid, as the petitioner benefited from total legal aid.

Regeste Legislator

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article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 612-5-1 du code de justice administrative, article R. 222-1 du code de justice administrative, articles L. 761-1 du code de justice administrative, Article 1er, Article 2; Residence Permit Refusal Annulment and Injunction Claim Rendered Moot by Subsequent Permit Issuance: Consequently, the court ruled there was no need to rule on those claims, but ordered the State to pay the petitioner's lawyer €800 for legal costs under the provisions governing legal aid, as the petitioner benefited from total legal aid.

Mots-clés

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autorisations de séjour annulation de la naturalisation facilitée production de créance recours en annulation en droit de l'Union assistance judiciaire gratuite retrait de l'autorisation

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

The decision states there is no need to rule on the annulment and injunction conclusions.

Article 2

The State is ordered to pay a sum to the lawyer based on these provisions.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Cited in Article 2 as the basis for ordering the State to pay the lawyer's fees.

Article 37 de la loi du 10 juillet 1991

Cited in Article 2 as the basis for ordering the State to pay the lawyer's fees.

Article R. 222-1 du code de justice administrative

Although cited in the reasoning (point 1), it is not explicitly mentioned in the dispositive articles (1, 2, or 3) as the basis for the final orders.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 mars 2022, M. B A, représenté par Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 26 janvier 2022 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, et à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 75 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros qui devra être versée à son avocate en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 3 février 2023 et le 22 février 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut, en dernier lieu, au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il soutient qu'un titre de séjour a été délivré à M. A.

Par un courrier adressé à son conseil au moyen de l'application " Télérecours " le 1er mars 2023, M. A a été invité à confirmer, dans un délai d'un mois, que la requête conservait un intérêt pour lui et qu'il entendait la maintenir et qu'à défaut, les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative seraient appliquées.

Par un mémoire, enregistré le 8 mars 2023, M. A, représenté par Me Rodrigues Devesas conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte et maintient ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 21 mars 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () " .

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte :

2. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 27 mars 2023 postérieure à l'introduction de la requête, le préfet de la Loire-Atlantique a délivré le titre de séjour sollicité, lequel a été remis à l'intéressé le 27 mars 2023. Ainsi, le préfet a ainsi implicitement mais nécessairement retiré les décisions attaquées. Ce retrait est devenu définitif. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte de M. A sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les frais liés à l'instance :

3. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros dans les conditions prévues par les dispositions de ces deux articles.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte.

Article 2 : L'Etat versera à Me Rodrigues-Devesas une somme de 800 euros (huit- cents euros) dans les conditions prévues par les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Rodrigues-Devesas.

Fait à Nantes, le 7 juillet 2023.

La présidente,

M. C

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,