Legislator Jurisprudence & Législation
2202196 Généré par l'IA

Residence Permit Renewal Mootness and Legal Costs Award

Numéro de cause 2202196
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige struck_off

Synthèse Legislator

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A petitioner sought annulment of an implicit rejection of her temporary residence permit renewal application and an order compelling the authority to issue the permit or a work authorization receipt, along with legal fees. The court determined that since the administrative authority subsequently issued the requested temporary residence permit, the petitioner's main conclusions for annulment and injunction were rendered moot, meaning there was no longer a need to rule on them. However, because the petitioner had been granted legal aid, the court ordered the State to pay her counsel the requested sum of 1,300 euros for legal costs pursuant to the relevant legislation.

Regeste Legislator

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articles L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 222-1 du code de justice administrative, Art. R. 222-1 du code de justice administrative, article 37 de la loi du 10 juillet 1991, article 112 du décret du 28 décembre 2020; Residence Permit Renewal Mootness and Legal Costs Award: The court determined that since the administrative authority subsequently issued the requested temporary residence permit, the petitioner's main conclusions for annulment and injunction were rendered moot, meaning there was no longer a need to rule on them. However, because the petitioner had been granted legal aid, the court ordered the State to pay her counsel the requested sum of 1,300 euros for legal costs pursuant to the relevant legislation.

Mots-clés

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renouvellement de l'autorisation de séjour frais d'assistance judiciaire autorisation de séjour autorisations de travail annulation de la naturalisation facilitée frais administratifs

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Art. R. 222-1 du code de justice administrative

Cited as the basis for the order declaring that there is no need to rule on the annulment and injunction conclusions.

article 37 de la loi du 10 juillet 1991

Cited in Article 2 as the basis for ordering the State to pay the lawyer's fees.

article 112 du décret du 28 décembre 2020

Cited in Article 2 as a provision governing the payment conditions for the lawyer's fees.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 juin 2022, Mme B A, représentée par Me Madrid, avocate, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par la préfète du Loiret sur sa demande de renouvellement de sa carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Loiret, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ; subsidiairement, d'enjoindre à la préfète, sous la même condition d'astreinte, de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler et de réexaminer sa demande ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, une somme de 1 300 euros à verser à son conseil.

Par un mémoire enregistré le 27 juillet 2022, la préfète du Loiret conclut au non-lieu à statuer au motif qu'un récépissé de court séjour a été délivré à Mme A dans l'attente de la réception d'une carte de séjour en qualité de parent d'enfant français.

Par un mémoire enregistré le 26 août 2022, Mme A conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction mais maintient ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que la préfète du Loiret a, postérieurement à l'introduction de la requête, renouvelé la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " de Mme A. Les conclusions de la requête aux fins d'annulation et d'injonction ont ainsi perdu leur objet. Il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer.

3. Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 300 euros à Me Madrid dans les conditions prévues par ces dispositions et celles de l'article 112 du décret du 28 décembre 2020.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête aux fins d'annulation et d'injonction.

Article 2 : L'Etat versera à Me Madrid, avocate de Mme A, une somme de 1 300 euros dans les conditions prévues par l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et l'article 112 du décret du 28 décembre 2020.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la préfète du Loiret.

Fait à Orléans, le 19 décembre 2022.

Le président,

Frédéric DORLENCOURT

La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.