Legislator Jurisprudence & Législation
2202184 Généré par l'IA

Residence Permit Application Review and Legal Aid Award

Numéro de cause 2202184
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige struck_off
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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A petitioner sought an emergency order to suspend the refusal of his residence permit application and to compel the prefect to re-examine the request and issue a receipt authorizing work. The court provisionally granted the petitioner legal aid but determined that the claims for suspension and injunction were moot because the prefect subsequently issued a decision on October 3, 2022, requesting nationality documentation, which constituted a withdrawal of the initial refusal. Consequently, the court ruled there was no longer cause to rule on the suspension and injunction requests, but ordered the State to pay €500 to the petitioner's counsel, subject to conditions related to legal aid and the counsel's waiver of the state's contribution share.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article 20 de la loi du 10 juillet 1991, deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, Article R. 222-1 du même code; Residence Permit Application Review and Legal Aid Award: The court provisionally granted the petitioner legal aid but determined that the claims for suspension and injunction were moot because the prefect subsequently issued a decision on October 3, 2022, requesting nationality documentation, which constituted a withdrawal of the initial refusal. Consequently, the court ruled there was no longer cause to rule on the suspension and injunction requests, but ordered the State to pay €500 to the petitioner's counsel, subject to conditions related to legal aid and the counsel's waiver of the state's contribution share.

Mots-clés

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autorisations de séjour retrait de l'assistance judiciaire état requérant créance de cotisation aides accordées par les États examen de la demande d'asile

Dispositions légales citées

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article L. 521-1 du code de justice administrative
This article, related to suspending administrative decisions, was cited, but the substantive conclusion was that there was no longer reason to rule on the suspension request (Article 2).
article L. 761-1 du code de justice administrative
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros, à verser à son conseil, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du
article 20 de la loi du 10 juillet 1991
Applied to provisionally admit the applicant to legal aid.
deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991
Applied to order the State to pay a sum to the lawyer for costs, subject to conditions.
Article R. 222-1 du même code
This procedural article, regarding the power to rule by order, was cited in the reasoning leading to the decision not to rule on the merits (Article 2).
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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article 20 de la loi du 10 juillet 1991

Applied to provisionally admit the applicant to legal aid.

deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991

Applied to order the State to pay a sum to the lawyer for costs, subject to conditions.

Article L. 521-1 du code de justice administrative

This article, related to suspending administrative decisions, was cited, but the substantive conclusion was that there was no longer reason to rule on the suspension request (Article 2).

Article R. 222-1 du même code

This procedural article, regarding the power to rule by order, was cited in the reasoning leading to the decision not to rule on the merits (Article 2).

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 septembre 2022, M. B A, représenté par Me Cavelier, demande au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du préfet du Calvados du 5 septembre 2022 refusant d'enregistrer sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet du Calvados de réexaminer sa demande, dans un délai de quinze jours et de lui délivrer, dans ce même délai, un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros, à verser à son conseil, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du

10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2022, le préfet du Calvados doit être regardé comme concluant au non-lieu à statuer sur la requête et demande au tribunal de minorer la somme réclamée au titre des frais de l'instance.

Par un mémoire enregistré le 13 octobre 2022, M. A demande au tribunal :

1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) de constater le non-lieu à statuer sur ses conclusions à fin de suspension de l'exécution de la décision du 5 septembre 2022 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros, à verser à son conseil, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du

10 juillet 1991.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Audrey Macaud, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

1. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, d'admettre provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ;

5' statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

3. Il résulte de l'instruction que, par une décision du 3 octobre 2022, le préfet du Calvados a demandé au requérant de lui communiquer, dans un délai de trois semaines, un justificatif de nationalité avec une traduction par un traducteur assermenté. Par cette décision, le préfet du Calvados doit être regardé comme ayant procédé au retrait de la décision attaquée du

5 septembre 2022. Dans ces conditions, et ainsi que le fait valoir le requérant, les conclusions à fin de suspension de l'exécution de la décision du 5 septembre 2022 ainsi que celles à fin d'injonction sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les frais de l'instance :

4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, sous réserve que Me Cavelier, avocat de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Cavelier de la somme de 500 euros.

O R D O N N E :

Article 1er : M. A est admis, provisoirement, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction de la requête de M. A.

Article 3 : Sous réserve que Me Cavelier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, celui-ci lui versera la somme de 500 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Cavelier et au préfet du Calvados.

Fait à Caen, le 13 octobre 2022.

La juge des référés,

Signé

A. MACAUD

La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

A. LAPERSONNE