Legislator Jurisprudence & Législation
2202047 Généré par l'IA

Prefectural License Suspension Challenge Based on Professional Hardship

Numéro de cause 2202047
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A litigant sought the annulment or modification of a six-month suspension of their driver's license, issued by the prefect, asserting the necessity of the license for their professional duties as a warehouse manager and maintenance technician, without contesting the grounds for the suspension. The court ruled that while administrative judges can review the legality of license suspensions, they lack the jurisdiction to order the modification or provisional withdrawal of such a suspension based on professional hardship; therefore, the request was deemed manifestly inadmissible because it sought an unwarranted discretionary relief, and alternatively, the arguments concerning professional need were inoperative as they did not challenge the legality of the underlying suspension decision, leading to the rejection of the entire application.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article R. 222-13 du code de justice administrative, article R. 222-1 du code de justice administrative, Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée, 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative; Prefectural License Suspension Challenge Based on Professional Hardship: The court ruled that while administrative judges can review the legality of license suspensions, they lack the jurisdiction to order the modification or provisional withdrawal of such a suspension based on professional hardship; therefore, the request was deemed manifestly inadmissible because it sought an unwarranted discretionary relief, and alternatively, the arguments concerning professional need were inoperative as they did not challenge the legality of the underlying suspension decision, leading to the rejection of the entire application.

Mots-clés

Généré par l'IA
suspension provisoire motifs de rigueur recours contre des décisions administratives retrait de la concession modification de l'entretien incompétence ratione materiae

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée.

This is the operative part of the order, rejecting the main request.

Article R. 222-1 du code de justice administrative

Cited in the reasoning (point 2) as the basis for rejecting the manifestly inadmissible request based on its 4° subdivision.

4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative

Cited as the legal basis for rejecting the manifestly inadmissible conclusions (point 2).

7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative

Cited as the legal basis for rejecting the request based on inoperative means (point 3).

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 juin 2022, M. B A demande au tribunal de prononcer, à titre gracieux, l'annulation de la décision de la préfète de la Somme en date du 13 juin 2022 portant suspension de son permis de conduire pour une durée de six mois.

Il soutient qu'il ne conteste pas les motifs de la décision de suspension mais qu'il a besoin de son permis de conduire quotidiennement pour son travail de responsable d'entrepôt et technicien en maintenance de centrales de production électrique. Il sollicite l'aménagement de cette décision de suspension de sorte à lui permettre l'exercice de son activité.

Vu l'ensemble des pièces du dossier.

Vu :

- le code de procédure pénale ;

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Truy, premier conseiller honoraire, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les magistrats () ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance: () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. En premier lieu, s'il appartient au juge administratif de contrôler la légalité des mesures de suspension d'un permis de conduire prononcées par un préfet en application des dispositions du code de la route, il ne lui appartient pas de contrôler l'opportunité de procéder à l'aménagement de cette décision ou au retrait provisoire notamment pour permettre à l'intéressé d'exercer son activité professionnelle. Ainsi, M. A, qui ne conteste pas le bien-fondé et la légalité de la mesure de suspension, n'est pas recevable à demander au tribunal de prononcer à titre gracieux, en raison de sa situation professionnelle, le retrait provisoire de la décision par laquelle la préfète de la Somme lui a notifié la suspension de son permis de conduire compte tenu de l'infraction relevée à son encontre le 13 juin 2022. Par suite, ces conclusions sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

3. En second lieu, en admettant même que M. A qui ne conteste pas les motifs de la décision de suspension prise à son encontre, ait entendu solliciter l'annulation de cette mesure, il se borne à soutenir qu'il a besoin de son permis de conduire quotidiennement pour son travail. Toutefois, ce moyen est sans incidence sur la légalité de la décision de suspension le concernant. Ainsi, de telles conclusions ne contiennent que des moyens inopérants et elles peuvent être rejetées en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la préfète de la Somme.

Fait à Amiens le 19 juillet 2022.

Le magistrat désigné,

Signé

G. TRUY

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2202047