Administrative Detention Strip Search Documents Release Mootness and Costs Award
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn individual sought judicial review to compel the director of a detention facility to release documents detailing decisions authorizing strip searches conducted during their incarceration, following an implicit refusal. The court determined that since the Ministry of Justice subsequently communicated the requested documents, the applicant's primary claim for annulment and enforcement had become moot, thus rendering a decision on those points unnecessary under the applicable administrative justice code provisions. However, given the applicant's entitlement to legal aid, the court ordered the State to pay the applicant's lawyer a sum of 900 euros for legal costs, subject to the attorney waiving the portion covered by the state's contribution.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticles L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 222-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, Art. R. 222-1 du code de justice administrative, Art. L. 761-1 du code de justice administrative, deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991; Administrative Detention Strip Search Documents Release Mootness and Costs Award: The court determined that since the Ministry of Justice subsequently communicated the requested documents, the applicant's primary claim for annulment and enforcement had become moot, thus rendering a decision on those points unnecessary under the applicable administrative justice code provisions. However, given the applicant's entitlement to legal aid, the court ordered the State to pay the applicant's lawyer a sum of 900 euros for legal costs, subject to the attorney waiving the portion covered by the state's contribution.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited in the reasoning to justify the court's ability to rule on the matter by ordinance, specifically relating to cases where there is no longer any need to rule on the request.
Cited in Article 2 of the dispositive for ordering the State to pay a sum to the lawyer.
Cited in Article 2 of the dispositive for ordering the State to pay a sum to the lawyer.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 octobre 2021 et 31 mai 2022, M. A C B, représenté par Me Montrichard et Me Ciaudo, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le directeur de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis a refusé de lui communiquer les décisions ayant ordonné sa fouille à nu durant son incarcération dans cet établissement ;
2°) d'enjoindre au directeur de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis de lui communiquer la copie des documents demandés, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 décembre 2021, le Garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au non-lieu à statuer.
M. C B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement au rejet implicite de sa demande de communication des décisions de fouille à nu, le ministre de la justice, Garde des sceaux, a communiqué les documents demandés à M. C B. Par suite, la requête de M. C B est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
3. M. C B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Montrichard, avocat de M. C B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Montrichard de la somme de 900 euros.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. C B.
Article 2 : L'Etat versera à Me Montrichard, avocat de M. C B, la somme de 900 € (neuf cents euros) en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C B et au Garde des sceaux, ministre de la justice.
Fait à Versailles, le 6 octobre 2022.
Le président de la 7e chambre,
signé
P. OUARDES
La République mande et ordonne au Garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.