Legislator Jurisprudence & Législation
2108390 Généré par l'IA

Implicit Withdrawal of Deportation Order Renders Annulment Moot; Partial Award of Legal Costs

Numéro de cause 2108390
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige struck_off
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

The petitioner sought the annulment of an order to leave French territory and an injunction compelling the Minister of the Interior to re-examine his situation, along with payment of legal fees. The court determined that since the administrative authority subsequently issued the petitioner a residence permit, the initial deportation order was implicitly withdrawn, rendering the requests for annulment and injunction without object. Consequently, the court ruled there was no need to rule on those specific conclusions, but ordered the State to pay the petitioner's lawyer a reduced sum of 600 euros for legal costs, provided the lawyer renounced the state's contribution portion under the legal aid scheme.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 222-1 du code de justice administrative, articles L. 761-1 du code de justice administrative, Article 1er, Article 37 de la loi du 10 juillet 1991; Implicit Withdrawal of Deportation Order Renders Annulment Moot; Partial Award of Legal Costs: The court determined that since the administrative authority subsequently issued the petitioner a residence permit, the initial deportation order was implicitly withdrawn, rendering the requests for annulment and injunction without object. Consequently, the court ruled there was no need to rule on those specific conclusions, but ordered the State to pay the petitioner's lawyer a reduced sum of 600 euros for legal costs, provided the lawyer renounced the state's contribution portion under the legal aid scheme.

Mots-clés

Généré par l'IA
retrait de l'assistance judiciaire mesure d'éloignement en droit des étrangers honoraires d'avocat annulation de la naturalisation facilitée autorisations de séjour commandement de payer

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er

Cited in the dispositive to state that there is no need to rule on the applicant's requests for annulment and injunction under penalty.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Cited in Article 2 of the dispositive as a basis for ordering the State to pay a sum to the lawyer.

Article 37 de la loi du 10 juillet 1991

Cited in Article 2 of the dispositive as a basis for ordering the State to pay a sum to the lawyer.

Article R. 222-1 du code de justice administrative

Although cited in the reasoning as the basis for the President's authority to issue an ordinance, it is not explicitly cited in the numbered orders (Articles 1, 2, 3) of the dispositive, and thus is excluded based on the rules.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2021, M. B C, représenté par Me Kaddouri, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 21 juin 2021 par laquelle le préfet de Maine-et-Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, à titre principal, de réexaminer sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation de séjour et de travail en attendant ce réexamen, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros qui devra être versée à son avocat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, moyennant la renonciation de cet avocat à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Par un mémoire, enregistré le 16 septembre 2022, M. A C conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte et maintient le surplus des conclusions de sa requête.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 octobre 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

M. A C a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 juillet 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () " .

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte :

2. Il ressort, des pièces du dossier, notamment du mémoire enregistré le 16 septembre 2022 produit par le requérant, que postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de Maine-et-Loire lui a délivré un titre de séjour. Ainsi, cette autorité a implicitement mais nécessairement retiré la décision attaquée. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte de M. A C sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les frais liés au litige :

3. M. A C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Kaddouri, avocat du requérant renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 600 euros.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A C aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte.

Article 2 : L'Etat versera à Me Kaddouri une somme de six cents euros (600 €) en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A C, à Me Hamid Kaddouri et au préfet de Maine-et-Loire.

Fait à Nantes, le 8 novembre 2022.

Le président,

S. DEGOMMIER

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,