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2102866 Généré par l'IA

Enforcement of Administrative Order Rendered Moot by Subsequent Compliance

Numéro de cause 2102866
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige struck_off

Synthèse Legislator

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A party sought judicial enforcement of a prior administrative tribunal order from March 29, 2019, which required the Ministry of the Interior to reconstitute the claimant's career by accounting for a specific seniority advantage related to their assignment in a public security district starting January 29, 2004, arguing the reconstitution had not occurred. The court determined that subsequent to the enforcement request, the Ministry issued decisions on June 28, 2021, which fully reconstituted the claimant's career as prescribed by the original order, thus rendering the request for enforcement moot, despite the Ministry applying a four-year prescription period to claims dating from January 1, 2012, and therefore ordered that there was no longer any need to rule on the enforcement application.

Regeste Legislator

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article L. 911-4 du code de justice administrative, article R. 921-6 du code de justice administrative, article R. 222-1 du code de justice administrative, Article 1er; Enforcement of Administrative Order Rendered Moot by Subsequent Compliance: The court determined that subsequent to the enforcement request, the Ministry issued decisions on June 28, 2021, which fully reconstituted the claimant's career as prescribed by the original order, thus rendering the request for enforcement moot, despite the Ministry applying a four-year prescription period to claims dating from January 1, 2012, and therefore ordered that there was no longer any need to rule on the enforcement application.

Mots-clés

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autorisation d'exécution conformité administrative annulation de la décision administrative administration de la justice cession de créance abus des pouvoirs conférés par le service

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

This article declares that there is no longer any need to rule on the request for execution, which is the dispositive act of the order.

Article R. 222-1 du code de justice administrative

This article grants the president of the administrative tribunal the power to issue an order declaring that there is no need to rule on a request.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 novembre 2020, M. A B demande au tribunal administratif de Toulouse, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, d'assurer l'exécution de l'ordonnance n° 1800175 rendue par cette juridiction le 29 mars 2019.

Il soutient que le ministère de l'intérieur n'a pas procédé, en exécution de l'ordonnance susvisée, à la reconstitution de sa carrière en prenant en compte l'avantage spécifique d'ancienneté pour ses affectations à la circonscription de sécurité publique de Toulouse à compter du 29 janvier 2004.

Par une ordonnance du 17 mai 2021, la présidente du tribunal administratif de Toulouse a ouvert une procédure juridictionnelle en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative.

Par une lettre en date du 18 août 2021, le ministre de l'intérieur a été mis en demeure de produire ses observations.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 octobre 2021, le ministre de l'intérieur informe le tribunal que la carrière du requérant a été reconstituée par deux décisions du 28 juin 2021 et qu'il a opposé la prescription quadriennale aux créances du requérant pour la période à compter du 1er janvier 2012.

Par une ordonnance du 17 novembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 2 décembre 2022 à 12 h 00.

Vu :

- l'ordonnance n° 1800175 rendue le 29 mars 2019 par le tribunal administratif de Toulouse ;

- les décisions du ministre de l'intérieur en date du 28 juin 2021 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ". Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. "

2. Par l'ordonnance n° 1800175 du 29 mars 2019 devenue définitive, le tribunal de céans a, d'une part, annulé la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant la demande de M. B en tant qu'il lui a refusé l'attribution de l'avantage spécifique d'ancienneté et, d'autre part, enjoint au ministre de l'intérieur de reconstituer la carrière de M. B en prenant en compte l'avantage spécifique d'ancienneté au titre de son affectation à la circonscription de sécurité publique de Toulouse à compter le 29 janvier 2004, dans un délai de quatre mois à compter de l'ordonnance susvisée.

3. Pour estimer que l'ordonnance n'a pas été exécutée, le requérant soutient que le ministre de l'intérieur n'a pas procédé à la reconstitution de sa carrière en prenant en compte l'avantage spécifique d'ancienneté pour son affectation à la circonscription de sécurité publique de Toulouse à compter du 29 janvier 2004. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la demande d'exécution, le ministre a reconstitué la carrière de M. B par deux décisions en date du 28 juin 2021, conformément aux prescriptions de l'ordonnance n° 1800175 rendue le 29 mars 2019. Dans ces conditions, à la date de la présente ordonnance, l'Etat doit être regardé comme ayant entièrement exécuté l'ordonnance. Par suite, la demande d'exécution est devenue sans objet.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de M. B tendant à l'exécution de l'ordonnance n° 1800175 rendue le 29 mars 2019 par le tribunal administratif de Toulouse.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Fait à Toulouse, le 5 décembre 2022.

Le président de la 1ère chambre,

J-C. TRUILHÉ

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,