Inadmissibility of Appeal Against Administrative Tribunal Order Due to Lack of Mandatory Legal Representation
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA litigant sought to annul an order from the administrative tribunal of Paris that rejected various urgent requests, including compelling action from a rights defender and the Minister of Justice, ordering case reassignment due to alleged bias, and compelling the Paris administrative tribunal to rule on the initial claim. The court dismissed the appeal because the litigant failed to comply with the mandatory requirement to be represented by an attorney at the highest administrative court for appeals against decisions made under the summary proceedings provisions of the administrative justice code, rendering the appeal inadmissible and unreviewable on the merits.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-2 du code de justice administrative, article R. 312-5 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, article L. 523-1 du code de justice administrative, Article 1er : Le pourvoi de M. D... n’est pas admis, Article L. 822-1 du code de justice administrative; Inadmissibility of Appeal Against Administrative Tribunal Order Due to Lack of Mandatory Legal Representation: The court dismissed the appeal because the litigant failed to comply with the mandatory requirement to be represented by an attorney at the highest administrative court for appeals against decisions made under the summary proceedings provisions of the administrative justice code, rendering the appeal inadmissible and unreviewable on the merits.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis order declares the appeal inadmissible (not admitted).
Cited in the reasoning section explaining the prerequisite of admission for appeals on points of law, which underpins the inadmissibility declared in the dispositive.
Cited in the reasoning section regarding the President of the Chamber's power to decide by order not to admit an appeal that is inadmissible due to the lack of representation by counsel.
Cited in the reasoning section specifying the mandatory requirement of a lawyer for appeals on points of law before the Conseil d'État.
Cited in the reasoning section regarding the judge's power to dismiss conclusions for non-compliance with the mandatory representation requirement.
Cited in the reasoning section to establish that the challenged decision is made in final instance, justifying the application of the rules for appeal on points of law.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
M. B... D... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Paris, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, en premier lieu, d’ordonner à la Défenseure des droits de se prononcer sans délai sur sa réclamation dont l’objet a conduit à la décision n° 1707076 du 5 octobre 2018 du tribunal administratif de Paris, en deuxième lieu, d’ordonner à la Défenseure des droits et au ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice de se prononcer sans délai sur ses réclamations du 10 avril 2025, en troisième lieu, de procéder à la désignation d’un avocat pour l’assister dans cette instance, en quatrième lieu, à ce que le président du tribunal administratif de Paris ordonne le renvoi de l’instance au Conseil d’Etat sur le fondement de l’article R. 312-5 du code de justice administrative du fait qu’il existe une raison objective de mettre en cause son impartialité et celle du tribunal lui-même, afin que le président de la section du contentieux du Conseil d’Etat attribue le jugement à la juridiction qu’il désignera, en cinquième lieu, de désigner en qualité d’observateur le président de la mission permanente d’inspection de la juridiction administrative afin qu’il produise ses observations et, en dernier lieu, qu’il soit ordonné au président du tribunal administratif de Paris de statuer sur l’objet de sa saisine. Par une ordonnance n° 2521509 du 2 août 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande, par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Par un pourvoi, enregistré au secrétariat du contentieux du Conseil d’État le 10 août 2025, M. D... doit être regardé comme demandant au Conseil d’État d’annuler cette ordonnance.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 523-1 du code de justice administrative : « Les décisions rendues en application des articles L. 521-1, L. 521-3, L. 521-4 et L. 522-3 sont rendues en dernier ressort ». Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».
2. Aux termes du troisième alinéa de l’article R. 822-5 du même code : « Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d’avocat (…), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l’admettre ». Selon l’article R. 821-3 : « Le ministère d’un avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation est obligatoire pour l’introduction, devant le Conseil d’État, des recours en cassation, à l’exception de ceux dirigés contre les décisions de la commission centrale d’aide sociale et des juridictions de pension ». Enfin, en vertu du deuxième alinéa de l’article R. 612-1, le juge de cassation peut rejeter, sans demande de régularisation préalable, les conclusions présentées en méconnaissance de cette obligation, lorsqu’elle a été mentionnée dans la notification de la décision attaquée.
3. Le pourvoi de M. D... tend à l’annulation d’une ordonnance rendue par le juge des référés du tribunal administratif de Paris, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative et par application de l’article L. 522-3 du même code. Aucun texte ne dispense un tel pourvoi qui, en vertu de l’article L. 523-1 du même code, présente le caractère d’un pourvoi en cassation, de l’obligation de ministère d’avocat. Or, le pourvoi de M. D... n’a pas été présenté par un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation alors que la notification de l’ordonnance attaquée faisait mention de cette obligation. Dès lors, son pourvoi n’est pas recevable et, par suite, il ne peut être admis.
O R D O N N E :
Article 1er : Le pourvoi de M. D... n’est pas admis.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... D....
Copie en sera adressée au ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice.
Fait à Paris, le 30 septembre 2025
Signé : Mme C... A...
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux,
par délégation : Marie-Adeline Allain