Appeal Inadmissibility Due to Lack of Specialized Legal Representation
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn appellant sought to annul an administrative judge's order that rejected his request for the designation of a specialized lawyer for an upcoming Constitutional Council hearing concerning a priority question of constitutionality, with the appeal being filed directly with the Council of State without representation by a lawyer specialized in the Council of State and Court of Cassation, as required by law for appeals against decisions made under specific summary judgment articles which are deemed to be final appeal proceedings. The court ruled the appeal inadmissible and therefore refused to admit it because the mandatory representation by a specialized lawyer, which was noted in the notification of the contested order, was not respected, leading to the dismissal of the appeal by non-admission order.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, article L. 523-1 du code de justice administrative, article R. 822-5 du code de justice administrative, Art. L. 822-1 du code de justice administrative, Art. R. 822-5 du code de justice administrative; Appeal Inadmissibility Due to Lack of Specialized Legal Representation: The court ruled the appeal inadmissible and therefore refused to admit it because the mandatory representation by a specialized lawyer, which was noted in the notification of the contested order, was not respected, leading to the dismissal of the appeal by non-admission order.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited implicitly as the basis for refusing admission of the appeal because it was inadmissible (non-admission is mentioned in order 1).
Cited as the rule allowing the President of the Chamber to decide by order not to admit the appeal due to the lack of a lawyer.
Used to establish that the appealed decision was subject to the mandatory requirement of representation by a lawyer for appeal.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
M. B A a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Paris, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au président de l'ordre des avocats aux Conseils de désigner un avocat aux Conseils en vue de la défense de ses intérêts devant le Conseil constitutionnel s'agissant de la question prioritaire de constitutionnalité n° 2024-1104 qui devait être examinée le 17 septembre 2024. Par une ordonnance n° 2423007/9 du 30 août 2024, la juge des référés du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Par un pourvoi et des mémoires, enregistrés au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 30 août ainsi que les 3, 8, 11, 13 et 16 septembre 2024, M. A doit être regardé comme demandant au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) statuant en référé, de faire droit à sa demande.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 523-1 du code de justice administrative : " Les décisions rendues en application des articles L. 521-1, L. 521-3, L. 521-4 et L. 522-3 sont rendues en dernier ressort ". Aux termes de l'article L. 822-1 du même code : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Aux termes de l'article R. 822-5 du code de justice administrative : " Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d'avocat (), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre ". Selon l'article R. 821-3 : " Le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'Etat, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ". En vertu du deuxième alinéa de l'article R. 612-1, le juge de cassation peut rejeter, sans demande de régularisation préalable, les conclusions présentées en méconnaissance de cette obligation, lorsqu'elle a été mentionnée dans la notification de l'ordonnance attaquée.
3. Le pourvoi de M. A tend à l'annulation d'une ordonnance rendue par le juge des référés du tribunal administratif de Paris, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative et par application de l'article L. 522-3 du même code. Aucun texte ne dispense un tel pourvoi qui, en vertu de l'article L. 523-1 du même code, présente le caractère d'un pourvoi en cassation, de l'obligation de ministère d'avocat. Or, le pourvoi de M. A n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation alors que la notification de l'ordonnance attaquée faisait mention de cette obligation. Dès lors, son pourvoi n'est pas recevable et, par suite, il ne peut être admis.
O R D O N N E :
Article 1er : Le pourvoi de M. A n'est pas admis.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au garde des sceaux, ministre de la justice.
Fait à Paris, le 31 décembre 2024
Signé : Mme D C
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux,
par délégation : Marie-Adeline Allain