Appeal Regarding Suspension Order Moot After Merits Judgment
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA party appealed a summary judgment decision that had rejected their request to suspend an administrative order requiring the evacuation and prohibition of habitation of their property; however, because the administrative court subsequently issued a judgment on the merits of the underlying annulment action concerning the same administrative order, the appeal regarding the suspension order became moot, leading the reviewing body to rule that there was no longer any need to rule on the appeal concerning the summary measure, but to order the State to pay a specified sum to the appellant under the relevant provision concerning legal costs.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 122-12 du code de justice administrative, Article 1er; Appeal Regarding Suspension Order Moot After Merits Judgment: Aux termes du troisième alinéa de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ".
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAUsed to state that no ruling is required on the appeal due to the underlying subject matter having been judged by the administrative tribunal.
Used to order the State to pay a sum for costs incurred by M. A.
This article provides the legal basis for the President of the Litigation Section to issue an order stating there is no need to rule on a request.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
M. B A a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Bastia d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 24 octobre 2022 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud a ordonné l'évacuation et a interdit l'habitation d'un immeuble lui appartenant, situé place Manichella à Bonifacio. Par une ordonnance n° 2400135 du 28 février 2024, le juge des référés du tribunal administratif a rejeté sa demande.
Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire, un nouveau mémoire et un mémoire en réplique, enregistrés les 14 et 28 mars, le 3 mai et le 5 juin 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) statuant en référé, de faire droit à sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juin 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet du pourvoi.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du troisième alinéa de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ".
2. Par un jugement n° 2300494 du 15 octobre 2024, postérieur à l'introduction du pourvoi, le tribunal administratif de Bastia s'est prononcé sur les conclusions de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du 24 octobre 2022 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud a ordonné l'évacuation et a interdit l'habitation d'un immeuble lui appartenant, situé place Manichella à Bonifacio. Ainsi, les conclusions du pourvoi en cassation introduit par M. A contre l'ordonnance par laquelle le juge des référés du même tribunal administratif a rejeté sa demande tendant, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, à la suspension de l'exécution de cet arrêté sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. A en mettant à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions du pourvoi de M. A tendant à l'annulation de l'ordonnance du 28 février 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Bastia.
Article 2 : L'Etat versera à M. A la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée à la commune de Bonifacio et au ministre de l'intérieur.
Fait à Paris, le 5 novembre 2024
Signé : Jean-Philippe Mochon
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
Bernard Longieras