Procedural Defect in Revision Request to Council of State
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA litigant sought the revision of a prior administrative decision by the Council of State which had rejected her request to annul the administrative authority's decision to close her complaint against certain corporations and to compel the authority to sanction those corporations. The court dismissed the revision request because, under the administrative justice code, such a request must be presented by an attorney admitted to practice before the Council of State, and the litigant failed to regularize this procedural defect after being formally invited to do so within the specified deadline.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle R. 834-3 du code de justice administrative, article R. 122-12 du code de justice administrative, Art. R. 122-12 4° du code de justice administrative, Art. R. 834-3 du code de justice administrative; Procedural Defect in Revision Request to Council of State: The court dismissed the revision request because, under the administrative justice code, such a request must be presented by an attorney admitted to practice before the Council of State, and the litigant failed to regularize this procedural defect after being formally invited to do so within the specified deadline.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe court used this provision to reject the appeal as inadmissible after the required regularization was not performed.
This article establishes the mandatory representation by a lawyer for an appeal for revision, the failure of which led to the rejection of the appeal.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Mme B A a demandé au Conseil d'Etat, d'une part, d'annuler pour excès de pouvoir la décision de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) du 28 mars 2022 décidant de clôturer sa plainte à l'encontre des sociétés Irish Stock Exchange plc et Euronext et, d'autre part, d'enjoindre à la CNIL de donner suite à cette plainte et de sanctionner ces sociétés. Par une décision n° 464445 du 4 mai 2023, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, a rejeté sa requête.
Par une requête et trois nouveaux mémoires, enregistrés les 3, 4 et 17 juillet et 15 octobre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme A demande au Conseil d'Etat de réviser cette décision.
Par une lettre du 15 septembre 2023, notifiée le même jour, Mme A a été invitée à régulariser sa requête dans un délai d'un mois à compter de la réception de cette lettre.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du 4° de l'article R. 122-12 du même code : " Le président de la section du contentieux et les présidents de chambre peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Aux termes de l'article R. 834-3 du code de justice administrative : " Le recours en révision est présenté par le ministère d'un avocat au Conseil d'État, même si la décision attaquée est intervenue sur un pourvoi pour la présentation duquel ce ministère n'est pas obligatoire ". Selon l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser (). La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".
3. La requête de Mme A tend à la révision d'une décision du Conseil d'Etat, statuant au contentieux. Une telle requête doit, en vertu de l'article R. 834-3 du code de justice administrative, être présentée par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation. Or, la requête de Mme A n'a pas été présentée par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, en dépit de la demande de régularisation dans un délai d'un mois qui lui a été adressée par lettre du 15 septembre 2023, notifiée le même jour. Dès lors, cette requête n'est pas recevable et ne peut qu'être rejetée en application du 4° de l'article R. 122-12 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée Mme B A.
Fait à Paris, le 18 décembre 2023
Signé : N. BOULOUIS
La République mande et ordonne à la Première ministre, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :