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24MA01428 Généré par l'IA

LLC v. Tax Authority: Jurisdiction over Tax Extension Denial for Real Estate Exemption

Numéro de cause 24MA01428
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A limited liability company appealed an administrative court's rejection of its claim, which sought to annul a tax authority's decision denying an extension for the construction commitment required to benefit from registration fee exemptions granted under a specific article of the general tax code for a real estate acquisition. The appellate court upheld the initial ruling, reasoning that the dispute concerning the tax authority's refusal to grant a deadline extension for an act tied to registration duties and real estate publicity tax is exclusively within the jurisdiction of the judicial courts, pursuant to the relevant fiscal procedure code provisions, rendering the administrative appeal manifestly without merit.

Regeste Legislator

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article L. 761-1 du code de justice administrative, article 257 du code général des impôts, article R. 222-1 du code de justice administrative, Article 1er; LLC v. Tax Authority: Jurisdiction over Tax Extension Denial for Real Estate Exemption: The appellate court upheld the initial ruling, reasoning that the dispute concerning the tax authority's refusal to grant a deadline extension for an act tied to registration duties and real estate publicity tax is exclusively within the jurisdiction of the judicial courts, pursuant to the relevant fiscal procedure code provisions, rendering the administrative appeal manifestly without merit.

Mots-clés

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franchises fiscales autorité fiscale société à responsabilité limitée impôt sur les acquisitions procédure fiscale biens immeubles

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

This article contains the dispositive order to reject the appeal.

Article R. 222-1 du code de justice administrative

This provision was applied to reject the appeal as manifestly unfounded by ordinance.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This provision was applied to reject the appellant's claim for costs.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La SARL Plaza a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler la décision du 23 janvier 2024 par laquelle le directeur départemental des finances publiques des Alpes Maritimes a refusé de faire droit à sa demande de prorogation du délai d'engagement pour construire son bien, en vue de bénéficier des allègements fiscaux prévus par l'article 1594-0 G du code général des impôts.

Par une ordonnance n° 2401551 du 3 avril 2024 le président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 5 juin 2024, la société à responsabilité limitée (SARL) Plaza, représentée par Me Riquelme et Me Salles demande à la Cour :

1°) de faire droit à sa demande d'annulation de la décision litigieuse ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la contestation d'un acte administratif détachable de la procédure d'établissement de l'impôt relevant du juge judiciaire relève du juge administratif ;

- il en est de même des recours pour excès de pouvoir.

Vu les autres pièces du

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. La SARL Plaza a acquis le 10 novembre 2015 un ensemble immobilier à Antibes au 7 avenue Alexandre II, en vue après destruction de l'existant, de construire un grand ensemble comprenant hôtel, résidences et commerces. A cette occasion, elle a été exonérée sur le fondement de l'article 1594-0 G du code général des impôts en vigueur, du paiement de droits de mutation, pour un montant estimé à 91 621 euros, en contrepartie de l'engagement de construire un immeuble neuf au sens du 2° du 2 du I de l'article 257 du code général des impôts, sur le fondement de l'article 1594-0 G du code général des impôts en vigueur. Elle relève appel de l'ordonnance du président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Nice qui a rejeté, comme portée devant une juridiction incompétente, la demande d'annulation de la décision du 23 janvier 2024 par laquelle le directeur départemental des finances publiques des Alpes Maritimes a refusé de faire droit à sa demande de prorogation du délai d'engagement pour construire le bien immobilier.

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, () ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la Cour peuvent (), par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

3. Aux termes de l'article L. 199 du livre des procédures fiscales : " En matière de droits d'enregistrement, d'impôt sur la fortune immobilière, de taxe de publicité foncière, de droits de timbre, de contributions indirectes et de taxes assimilées à ces droits, taxes ou contributions, le tribunal compétent est le tribunal judiciaire. Les tribunaux judiciaires statuent en premier ressort. Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités d'application ".

4. Ainsi que l'a relevé le président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Nice, la décision litigieuse prise par la seule administration fiscale et à la suite de laquelle elle va être amenée à poursuivre le recouvrement de droits dont l'immeuble avait été exonéré ne constitue ni un acte règlementaire, ni un acte détachable de la procédure d'établissement et de recouvrement des droits d'enregistrement et de taxe de publicité foncière, qui seraient susceptible d'être attaqué par la voie de l'excès de pouvoir. Le contentieux en résultant relève ainsi exclusivement de la compétence des juridictions judiciaires, conformément aux dispositions précitées de l'article L. 199 du livre des procédures fiscales.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de la SARL Plaza, qui est manifestement dépourvue de fondement, doit être rejetée par application des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de la SARL Plaza est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société à responsabilité limitée (SARL) Plaza.

Copie en sera adressée à la direction de contrôle fiscal Sud-Est Outre-mer.

Fait à Marseille, le 12 septembre 2024.

24MA01428