Legislator Jurisprudence & Législation
22-40016 Généré par l'IA

Challenge to Unappealable Administrative Detention Appeal Decision

Numéro de cause 22-40016
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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An individual detained in an administrative detention center challenged the constitutionality of the provision allowing the First President of the court to render an appeal decision concerning detention without allowing any further recourse, arguing it violated fundamental rights, including the right to an effective remedy for deprivation of liberty. The highest court determined that there was no basis to refer the Priority Question of Constitutionality to the Constitutional Council because the contested provision, which makes the First President's decision on the suspensive effect of an appeal unappealable, had already been repeatedly ruled consistent with the Constitution by the Constitutional Council in prior decisions, and no subsequent change in law or fact warranted reexamination.

Regeste Legislator

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article L. 743-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers; Challenge to Unappealable Administrative Detention Appeal Decision: The highest court determined that there was no basis to refer the Priority Question of Constitutionality to the Constitutional Council because the contested provision, which makes the First President's decision on the suspensive effect of an appeal unappealable, had already been repeatedly ruled consistent with the Constitution by the Constitutional Council in prior decisions, and no subsequent change in law or fact warranted reexamination.

Mots-clés

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internement administratif recours contre des décisions administratives constitutionnalité privation de liberté droit à un recours effectif droits fondamentaux

Dispositions légales citées

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article L. 743-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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DIT N'Y AVOIR LIEU DE RENVOYER au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité

This phrase, as the core order, dictates the final resolution regarding the QPC, implicitly relying on prior Council decisions regarding the challenged article.

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Texte complet

LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

CIV. 1

COUR DE CASSATION

CF

______________________

QUESTION PRIORITAIRE

de

CONSTITUTIONNALITÉ

______________________

Audience publique du 5 janvier 2023

NON-LIEU A RENVOI

M. CHAUVIN, président

Arrêt n° 90 F-D

Affaire n° A 22-40.016

R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E

_________________________

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

_________________________

ARRÊT DE LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, DU 5 JANVIER 2023

Le tribunal judiciaire de Nice a transmis à la Cour de cassation, suite à l'ordonnance de référé rendue le 27 septembre 2022, la question prioritaire de constitutionnalité, reçue le 7 octobre 2022, dans l'instance mettant en cause :

D'une part,

M. [O] [P], domicilié centre de rétention administratif, [Localité 1],

D'autre part,

le préfet des Alpes Maritimes, domicilié [Localité 1],

Le dossier a été communiqué au procureur général.

Sur le rapport de M. Mornet, conseiller, et l'avis de M. Aparisi, avocat général référendaire, après débats en l'audience publique du 4 janvier 2023 où étaient présents M. Chauvin, président, M. Mornet, conseiller rapporteur, Mme Duval-Arnould, conseiller doyen, M. Aparisi, avocat général référendaire, et Mme Tinchon, greffier de chambre,

la première chambre civile de la Cour de cassation, composée des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt.

Faits et procédure

1. Par requête du 26 septembre 2022, M. [P] a saisi le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Nice d'une demande de mise en liberté sur le fondement des articles L. 742-8 et L. 742-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Par mémoire distinct, M. [P] a déposé une question prioritaire de constitutionnalité.

2. Par ordonnance du 27 septembre 2022, le juge des libertés et de la détention a rejeté la requête aux fins de mainlevée de la rétention administrative de M. [P].

Enoncé de la question prioritaire de constitutionnalité

3. Par ordonnance du 27 septembre 2022, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Nice a transmis une question prioritaire de constitutionnalité ainsi rédigée :

« L'article L. 743-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui prévoit que la décision du premier président, si elle doit être rendue sans délai est insusceptible de recours est-elle conforme aux articles 66 de la constitution et des articles 7 et 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et porte-t-elle atteinte au droit à un recours effectif lors d'une privation de liberté ? »

Examen de la question prioritaire de constitutionnalité

4. La disposition contestée, qui autorise le premier président, à la demande du ministère public, à déclarer l'appel de celui-ci suspensif par une décision non susceptible de recours, a déjà été déclarée conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel dans les motifs et le dispositif de la décision n° 97-389 DC du 22 avril 1997, rendue avant sa codification, et des décisions n° 2003-484 DC du 20 novembre 2003 et n° 2011-631 DC du 9 juin 2011, rendues après sa codification à l'article L. 552-10 puis à l'article L. 743-22 du CESEDA.

5. Aucun changement de circonstances de droit ou de fait n'est intervenu qui, affectant la portée de cette disposition, en justifierait le réexamen.

PAR CES MOTIFS, la Cour :

DIT N'Y AVOIR LIEU DE RENVOYER au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du cinq janvier deux mille vingt-trois.