Legislator Jurisprudence & Législation
17-87423 Généré par l'IA

Tax Fraud Penalties: Cumulative Sanctions and Judicial Discretion

Numéro de cause 17-87423
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

In a criminal appeal concerning tax fraud convictions, the Supreme Court addressed two priority constitutional questions arguing that the cumulative application of criminal penalties and fiscal liabilities under specific tax code articles violated the constitutional principles of necessity and proportionality, and that the lack of judicial discretion to limit the amount of the financial condemnation infringed upon the principle of individualization of sentences. The Court ruled there was no need to refer these questions to the Constitutional Council, reasoning that the challenged provisions—which permit joint and several liability for the evaded tax and related penalties—do not inherently authorize a cumulative punishment, as the judge retains discretion regarding the joint liability order, which is characterized as a remedial measure with a right of recourse rather than a punitive sanction.

Regeste Legislator

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article 1745 du code général des impôts, article 567-1-1 du code de procédure pénale, NON LIEU À RENVOYER; Tax Fraud Penalties: Cumulative Sanctions and Judicial Discretion: The Court ruled there was no need to refer these questions to the Constitutional Council, reasoning that the challenged provisions—which permit joint and several liability for the evaded tax and related penalties—do not inherently authorize a cumulative punishment, as the judge retains discretion regarding the joint liability order, which is characterized as a remedial measure with a right of recourse rather than a punitive sanction.

Mots-clés

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escroquerie fiscale pouvoir d'appréciation du juge sanction pénale assujettissement à l'impôt responsabilité solidaire autorité judiciaire fiscale

Dispositions légales citées

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article 1745 du code général des impôts
codegénéraldesimpôts
article 567-1-1 du code de procédure pénale
Cited as the legal basis for the composition of the panel present for the deliberation.
NON LIEU À RENVOYER
This phrase in the dispositive indicates the court's decision not to refer the priority questions of constitutionality to the Constitutional Council.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
NON LIEU À RENVOYER

This phrase in the dispositive indicates the court's decision not to refer the priority questions of constitutionality to the Constitutional Council.

article 567-1-1 du code de procédure pénale

Cited as the legal basis for the composition of the panel present for the deliberation.

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Texte complet

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, a rendu l'arrêt suivant :

N° B 17-87.423 F-D

N° 872

21 MARS 2018

ND

NON LIEU À RENVOI

M. SOULARD président,

R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E

________________________________________

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

_________________________

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à Paris, le vingt et un mars deux mille dix-huit, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le rapport de M. le conseiller X..., les observations de la société civile professionnelle FOUSSARD et FROGER, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général SALOMON ;

Statuant sur les questions prioritaires de constitutionnalité formulées par mémoires spéciaux reçus le 28 décembre 2017 et présentées par :

-

M. Alexandre Y...,

à l'occasion du pourvoi formé par lui, contre l'arrêt de la cour d'appel de PARIS, chambre 5-12, en date du 5 décembre 2017, qui, pour fraude fiscale, l'a condamné à un an d'emprisonnement avec sursis et a prononcé sur les intérêts civils ;

Vu le mémoire en défense produit ;

Attendu que la première question prioritaire de constitutionnalité est ainsi rédigée :

"Les dispositions prévues par les articles 1741 et 1745 du code général des impôts dans leur version applicable à la date de prévention, en ce qu'ils autorisent, à l'encontre de la même personne et en raison des mêmes faits, le cumul de sanctions, portent-ils atteinte aux principes constitutionnels de nécessité et de proportionnalité des délits et des peines découlant de l'article 8 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ?" ;

Attendu que la seconde question prioritaire de constitutionnalité est ainsi libellée :

"Les dispositions prévues par l'article 1745 du code général des impôts en ce qu'elles n'autorisent pas, selon une jurisprudence de la Cour de cassation, à limiter le montant de la condamnation portent-elles atteinte au principe constitutionnel d'individualisation des délits et des peines découlant de l'article 8 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ?" ;

Attendu que les dispositions législatives contestées sont applicables à la procédure et n'ont pas déjà été déclarées conformes à la Constitution dans les motifs et le dispositif d'une décision du Conseil constitutionnel ;

Mais attendu que les questions, ne portant pas sur l'interprétation d'une disposition constitutionnelle dont le Conseil constitutionnel n'aurait pas encore eu l'occasion de faire application, ne sont pas nouvelles ;

Et attendu que les questions ne présentent pas un caractère sérieux, dès lors que les dispositions des articles 1741 et 1745 du code général des impôts, selon lesquelles tous ceux qui ont fait l'objet d'une condamnation définitive, prononcée en application des articles 1741, 1742 ou 1743 du même code, peuvent être solidairement tenus, avec le redevable légal de l'impôt fraudé, au paiement de cet impôt ainsi qu'à celui des pénalités fiscales y afférentes, n'autorisent en elles-mêmes aucun cumul de sanctions et ne méconnaissent aucun des principes et droits garantis par la Constitution ;

Qu'en effet, d'une part, le juge, tenant compte des faits et circonstances de la cause, n'est pas tenu de prononcer la solidarité, d'autre part, cette mesure ne revêt pas le caractère d'une punition dès lors que celui qui s'est acquitté du paiement des impôts fraudés et des pénalités afférentes dispose d'une action récursoire contre le débiteur principal et, le cas échéant, contre les codébiteurs solidaires, enfin, la personne condamnée conserve le pouvoir de contester tant sa qualité de débiteur solidaire que le bien-fondé et l'exigibilité de la dette et de s'opposer aux poursuites devant les juridictions compétentes ;

Par ces motifs :

DIT N'Y AVOIR LIEU DE RENVOYER au Conseil constitutionnel les questions prioritaires de constitutionnalité ;

Ainsi jugé et prononcé par la Cour de cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ;

Etaient présents aux débats et au délibéré, dans la formation prévue à l'article 567-1-1 du code de procédure pénale : M. Soulard, président, M. X..., conseiller rapporteur, Mme de la Lance, conseiller de la chambre ;

Greffier de chambre : Mme Bray ;

En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;