Labor Code Election Nullification Constitutionality Challenge
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe case concerned a priority question of constitutionality challenging provisions of the Labor Code that mandated the nullification of elections for candidates of the overrepresented sex, arguing this violated the principles of collective participation and equality before the law. The Court of Cassation ruled that there was no need to refer the matter to the Constitutional Council, reasoning that the question was not novel and lacked seriousness because the legislature is permitted to enact mandatory provisions to ensure the effective equal access of men and women to professional responsibilities, finding that the nullification sanction was proportionate to the objective of balanced representation and did not contravene the cited constitutional principles.
Regeste Legislator
Généré par l'IALabor Code Election Nullification Constitutionality Challenge: The Court of Cassation ruled that there was no need to refer the matter to the Constitutional Council, reasoning that the question was not novel and lacked seriousness because the legislature is permitted to enact mandatory provisions to ensure the effective equal access of men and women to professional responsibilities, finding that the nullification sanction was proportionate to the objective of balanced representation and did not contravene the cited constitutional principles.
Mots-clés
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Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis is the dispositive ruling of the Court, declining to refer the priority question of constitutionality.
Texte complet
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Attendu que la question transmise est ainsi rédigée :
« L'article 7 de la loi n° 2015-994 du 17 août 2015 codifié sous les articles L. 2324-23, alinéa 3, et L. 2314-25, alinéa 3, du code du travail est-il conforme d'une part, au principe de participation à la détermination collective des conditions de travail et à la gestion de l'entreprise défini et protégé par les articles 6 et 8 du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 et d'autre part, au principe d'égalité devant la loi défini et protégé par l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 en ce qu'il prévoit l'annulation de l'élection du candidat du sexe surreprésenté ? » ;
Mais attendu, d'une part, que la question, ne portant pas sur l'interprétation d'une disposition constitutionnelle dont le Conseil constitutionnel n'aurait pas encore eu l'occasion de faire application, n'est pas nouvelle ;
Et attendu, d'autre part, que la question posée ne présente pas un caractère sérieux en ce qu'il est permis au législateur d'adopter des dispositions revêtant un caractère contraignant tendant à rendre effectif l'égal accès des hommes et des femmes à des responsabilités sociales et professionnelles ; que l'annulation de l'élection d'un certain nombre d'élus du sexe surreprésenté en violation de l'obligation de représentation équilibrée des hommes et des femmes, au regard de leur part respective dans l'effectif de l'entreprise, est proportionnée à l'objectif recherché par la loi et ne méconnaît pas les principes constitutionnels invoqués ;
D'où il suit qu'il n'y a pas lieu de la renvoyer au Conseil constitutionnel ;
PAR CES MOTIFS :
DIT N'Y AVOIR LIEU DE RENVOYER au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du quatorze février deux mille dix-huit.