Jurisdiction over Seaman's Wage Dispute Based on Maritime Labor Code
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA seaman, employed as a chief engineer under a maritime engagement contract, sued his shipowner for unpaid wages and termination-related indemnities, leading the lower court to decline jurisdiction and refer the case to the Tribunal d'Instance (a lower civil court). The seaman and unions argued that since the dispute arose from the contract's rupture occurring during a non-embarkation period (due to sick leave), the Conseil de Prud'hommes (labor tribunal) was competent. However, the High Court upheld the lower court's decision, reasoning that the Tribunal d'Instance has exclusive jurisdiction, following a mandatory conciliation attempt, for all disputes concerning the conclusion, execution, or rupture of a maritime engagement contract governed by the maritime labor code, regardless of whether the seaman was physically embarked at the moment the termination occurred.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle 700 du code de procédure civile, article R 221-13 du Code du Travail, Article L. 5541-1 du code des transports, Article L. 5542-48 du code des transports, Article R. 221-13 du code de l'organisation judiciaire; Jurisdiction over Seaman's Wage Dispute Based on Maritime Labor Code: The seaman and unions argued that since the dispute arose from the contract's rupture occurring during a non-embarkation period (due to sick leave), the Conseil de Prud'hommes (labor tribunal) was competent. However, the High Court upheld the lower court's decision, reasoning that the Tribunal d'Instance has exclusive jurisdiction, following a mandatory conciliation attempt, for all disputes concerning the conclusion, execution, or rupture of a maritime engagement contract governed by the maritime labor code, regardless of whether the seaman was physically embarked at the moment the termination occurred.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited in combination with other articles to establish the exclusive jurisdiction of the tribunal d'instance for disputes concerning maritime employment contracts.
Cited in combination with other articles to establish the exclusive jurisdiction of the tribunal d'instance for disputes concerning maritime employment contracts.
Cited in combination with other articles to establish the exclusive jurisdiction of the tribunal d'instance for disputes concerning maritime employment contracts.
Applied to reject the claims for costs based on this article.
Texte complet
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique :
Attendu, selon l'arrêt attaqué (Rennes, 16 novembre 2011), que M. X..., qui a travaillé à bord d'un navire armé par la société EMCC-ARMOR en qualité de chef mécanicien, a saisi la juridiction prud'homale de diverses demandes à titre de rappels de salaire et d'indemnités consécutives à la rupture du contrat de travail ; que le syndicat maritime FO du littoral Manche-Mer du Nord et la Fédération FO de l'équipement, de l'environnement, des transports et des services sont intervenus à l'instance ;
Attendu que le marin et les syndicats font grief à l'arrêt de déclarer incompétente la juridiction prud'homale et de renvoyer les parties devant un tribunal d'instance, alors, selon le moyen, qu'en application de l'article L. 5542-48 du code des transports, le tribunal d'instance est compétent pour connaître des litiges nés durant les périodes d'embarquement d'un marin lié à un armateur par un contrat d'engagement, tandis que le conseil de prud'hommes est compétent pour statuer sur les litiges nés lors des périodes hors embarquement ; qu'ayant relevé que le litige portait sur la rupture du contrat de travail de M. X..., chef mécanicien à bord d'un navire armé par un armateur dans le cadre d'un contrat d'engagement, intervenue alors qu'il avait été débarqué et arrêté pour maladie, la cour d'appel qui a néanmoins déclaré le conseil de prud'hommes incompétent pour connaître de ce litige né lors d'une période hors embarquement, a violé les articles L. 5442-48 du code des transports, R. 221-13 du code de l'organisation judiciaire et R. 1412-1 du code du travail ;
Mais attendu qu'il résulte de la combinaison des articles L. 5541-1 et L. 5542-48 du code des transports et de l'article R. 221-13 du code de l'organisation judiciaire, que le tribunal d'instance est seul compétent pour connaître, après tentative de conciliation devant l'administrateur des affaires maritimes, des litiges entre armateur et marin portant sur la conclusion, l'exécution ou la rupture du contrat d'engagement régi par le code du travail maritime ;
Et attendu qu'ayant constaté que les parties étaient liées par un contrat d'engagement maritime, la cour d'appel en a exactement déduit que le tribunal d'instance de Nantes était compétent pour connaître du litige, peu important que le marin ait ou non été embarqué lors de son licenciement ;
D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne M. X... aux dépens ;
Vu l'article 700 du code de procédure civile, rejette les demandes ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du douze février deux mille quatorze.
MOYEN ANNEXE au présent arrêt
Moyen produit par la SCP Masse-Dessen, Thouvenin et Coudray, avocat aux Conseils, pour M. X..., le syndicat maritime FO du littoral Manche-mer du Nord et la fédération FO de l'équipement, de l'environnement, des transports et des services.
Le moyen reproche à l'arrêt confirmatif attaqué d'AVOIR déclaré incompétente la juridiction prud'homale et renvoyé les parties devant le tribunal d'instance de Nantes ;
AUX MOTIFS propres QUE en vertu des dispositions de l'article R 221-13 du Code du Travail et de l'article 2 du décret du 20 novembre 1959 le Tribunal d'Instance est seul compétent pour connaître des litiges entre armateur et marin portant sur la conclusion, l'exécution ou la rupture du contrat d'engagement régi par le Code du travail maritime ; qu'il n'est pas contesté que M. X... a été recruté en septembre 2003 comme chef mécanicien à bord d'un navire armé par la SNC EMCC-ARMOR dans le cadre d'un contrat d'engagement maritime ; que les demandes présentées par l'intéressé portent sur l'exécution et la rupture de ce contrat ; que c'est en conséquence à juste titre que le Conseil de Prud'hommes s'est déclaré incompétent au profit du Tribunal d'instance, étant précisé qu'il importe peu qu'au moment de son licenciement le salarié ait été « hors embarquement » et ait cessé d'être inscrit sur le rôle d'équipage ; que de la même façon le fait que des marins soient inscrits sur les listes des électeurs au Conseil de Prud'hommes et déclarés éligibles aux élections prud'homales n'est pas de nature à avoir une quelconque incidence sur la compétence de la juridiction amenée à se prononcer sur le litige opposant M. X... à son armateur ;
ALORS QUE en application de l'article L. 5542-48 du code des transports, le tribunal d'instance est compétent pour connaître des litiges nés durant les périodes d'embarquement d'un marin lié à un armateur par un contrat d'engagement, tandis que le conseil de prud'hommes est compétent pour statuer sur les litiges nés lors des périodes hors embarquement ; qu'ayant relevé que le litige portait sur la rupture du contrat de travail de Monsieur X..., chef mécanicien à bord d'un navire armé par un armateur dans le cadre d'un contrat d'engagement, intervenue alors qu'il avait été débarqué et arrêté pour maladie, la cour d'appel qui a néanmoins déclaré le conseil de prud'hommes incompétent pour connaître de ce litige né lors d'une période hors embarquement, a violé les articles L. 5442-48 du code des transports, R. 221-13 du code de l'organisation judiciaire et R. 1412-1 du code du travail.