Legislator Jurisprudence & Législation
13/00057 Généré par l'IA

Appeal Regarding Continuation of Minor's Judicial Placement and Parental Rights

Numéro de cause 13/00057
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

An appeal was lodged against a lower court's decision that renewed the judicial placement of a minor until the following year, maintained parental visitation rights, directed family benefits to the parents, and ordered provisional execution. The court noted that despite the parents' attachment and concern for their son, who exhibited significant anxiety and developmental delays, they remained fragile and occasionally adopted inappropriate caregiving behaviors, further evidenced by their own requests to shorten the minor's weekend and holiday visits due to the stress of care. The appellate court reasoned that the continuation of the placement was justified because the minor required a secure, structuring environment that his parents could not currently provide satisfactorily, thereby confirming the initial decision in its entirety.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

LAISSE les dépens à la charge du Trésor Public; Appeal Regarding Continuation of Minor's Judicial Placement and Parental Rights: The court noted that despite the parents' attachment and concern for their son, who exhibited significant anxiety and developmental delays, they remained fragile and occasionally adopted inappropriate caregiving behaviors, further evidenced by their own requests to shorten the minor's weekend and holiday visits due to the stress of care. The appellate court reasoned that the continuation of the placement was justified because the minor required a secure, structuring environment that his parents could not currently provide satisfactorily, thereby confirming the initial decision in its entirety.

Mots-clés

Généré par l'IA
statut juridique de mineur droit de demeurer retrait de l'autorité parentale intérêt de l'enfant placement provisoire prestation familiale

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
LAISSE les dépens à la charge du Trésor Public
This phrase in the dispositive orders the allocation of costs, implicitly referencing the applicable procedural rules for costs which are not explicitly cited here but govern this order.
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
LAISSE les dépens à la charge du Trésor Public.

This phrase in the dispositive orders the allocation of costs, implicitly referencing the applicable procedural rules for costs which are not explicitly cited here but govern this order.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

ARRET No 14/ 014

du 17 Janvier 2014

ASSISTANCE EDUCATIVE

Lucas X...

Date de la décision attaquée : 25 JANVIER 2013

Décision attaquée : JUGEMENT

Juridiction : JUGE DES ENFANTS DE RENNESCOUR D'APPEL DE RENNES

CHAMBRE SPECIALE DES MINEURS

Arrêt prononcé par mise à disposition au greffe le 17 Janvier 2014 par la chambre spéciale des mineurs

COMPOSITION DE LA COUR :

lors des débats à l'audience du 10 Janvier 2014 et du délibéré :

Madame Karine PONTCHATEAU, conseiller délégué à la protection de l'enfance désignée par ordonnance du Premier Président de la Cour d'Appel de Rennes en date du 13 juillet 2012, présidant l'audience,

Mme Raymonde LETOURNEUR-BAFFERT, présidente de chambre,

Monsieur Marc MEYNIAL, vice-président placé, désigné par ordonnance de Monsieur le Premier Président du 09 décembre 2013

MINISTERE PUBLIC : hors sa présence

GREFFIER : M. Bruno GENDROT lors des débats

PARTIES EN CAUSE DEVANT LA COUR :

Madame Karine Z...

...

35000 RENNES

Appelante, comparante en personne, assistée de Me Catherine JOSSE-TIRIAU, avocat au barreau de RENNES substituée par Me Marion COEURET, avocat au barreau de RENNES

ET

Monsieur François X...

...

35000 RENNES

Intimé, comparant en personne, assisté de Me Catherine JOSSE-TIRIAU, avocat au barreau de RENNES substituée par Me Marion COEURET, avocat au barreau de RENNES

LE CONSEIL GENERAL D'ILLE ET VILAINE SERVICE PROTECTION DE L'ENFANCE

1 avenue de la Préfecture

CS 24218

35042 RENNES CEDEX

Intimé, non comparant

*

DEROULEMENT DES DEBATS :

Mme Karine Z...est appelante d'un jugement du tribunal pour enfants de Rennes du 25 janvier 2013 qui a :

- renouvelé le placement de Lucas X...à l'Aide sociale à l'enfance d'Ile et Vilaine jusqu'au 25 janvier 2014,

- maintenu un droit de visite et d'hébergement en faveur des parents à mettre en oeuvre par le service gardien,

- dit que les prestations familiales seront versées aux parents,

- ordonné l'exécution provisoire,

L'audience devant la Cour,

L'affaire a été appelée à l'audience de la chambre spéciale des mineurs du 10 janvier 2013 ;

Mme Pontchateau a été entendue en son rapport ;

Mme Z..., appelante, a comparu assistée de son conseil ; elle a été entendue en ses demandes, son conseil en sa plaidoirie ;

Monsieur X..., intimé, était présent assisté de son conseil ; il a été entendu en ses observations, son conseil en sa plaidoirie ;

Le service gardien, régulièrement convoqué, n'était ni présent ni représenté ; Mme le Président a rappelé le termes de son dernier rapport du 2 janvier 2014 ;

Mme le Président a rappelé le visa du Ministère public ;

L'affaire a été mise en délibéré au 17 janvier 2014 ;

RAPPEL DE LA SITUATION

Le placement judiciaire de Lucas est intervenu le 15 juillet 2009, alors qu'il n'était âgé que d'un mois, en raison des fragilités du couple parental et de son incapacité à assurer au mineur une prise en charge sécurisante ; le placement a depuis lors été régulièrement reconduit et progressivement, les droits de visite et d'hébergement des parents ont été étendus ; le service gardien a parallèlement toutefois constaté chez Lucas des manifestations d'angoisse importantes (troubles du sommeil, de l'alimentation et du langage) ; en septembre 2012, en accord avec les parents, les temps d'accueil du mineur ont donc été réorganisés et fixés toutes les fins de semaine et quelques jours pendant les vacances scolaires ; à l'audience de janvier 2013, il était constaté que Lucas progressait mais qu'il avait un besoin particulier de sécurité et stabilité ; Mme Z...admettait l'existence des difficultés de prise en charge mais sollicitait la mainlevée du placement au terme de l'année scolaire ; la décision entreprise intervenait dans ce contexte avec maintien des modalités de rencontre mais extension évoquée comme possible à compter de septembre ;

Il ressort du dernier rapport du service gardien que depuis un an, Lucas se rend chez ses parents chaque week-end du vendredi au lundi ainsi qu'une semaine à chaque période de vacances scolaires ; les parents sont décrits comme constatant les bénéfices de ce rythme sur l'évolution de leur fils et y adhérant ; les signes d'angoisse du mineur envahissent moins son quotidien mais sont persistants (sommeil agité, agressivité, retard dans les acquisitions, peurs...) ; un suivi CMP est mis en oeuvre depuis plusieurs années ; les parents, qui ont pu revendiquer la mainlevée du placement, restent dans une grande fragilité et ont pu eux-mêmes demander que les temps d'accueil à leur domicile soient écourtés ; le service sollicite la confirmation de la décision entreprise ;

A l'audience, Mme Z..., appelante, sollicite la mainlevée du placement à l'Aide sociale à l'enfance, souhaitant qu'un placement à domicile se mette en place ; elle rappelle n'être opposée à aucune aide mais considère qu'un placement en lieu neutre ne se justifie plus ; son époux confirme ces éléments et s'associe aux demandes formulées ; leur conseil mentionne que Lucas reste en grandes difficultés et que la famille d'accueil ne semble pas mieux armée que ses parents pour assurer sa prise en charge ;

SUR CE, LA COUR,

En la forme,

Considérant que l'appel a été interjeté dans les formes et délais prescrits par la loi ; qu'il y a lieu de le recevoir ;

Au fond,

Considérant que si Monsieur et Madame X...apparaissent sincèrement et profondément attachés à leur fils et soucieux de faire au mieux dans l'intérêt de Lucas, force est de constater qu'ils demeurent chacun très fragiles et qu'ils peuvent encore adopter à son égard des comportements inadaptés ; qu'ils ont en outre régulièrement exprimé le besoin d'être rassurés par les professionnels sur l'évolution de Lucas mais aussi ses besoins ou ses attitudes ; qu'il ressort en outre du rapport du service gardien que s'ils sollicitent régulièrement le retour de leur fils, ils ont pu aussi fréquemment demander que les temps d'accueil à leur domicile soient écourtés du fait des tensions que pouvait générer la prise en charge de Lucas au vu des troubles de l'enfant et des propres limites du couple ;

Considérant que dans un tel contexte, la décision de renouvellement du placement est intervenue à bon droit ; que les derniers éléments rapportés par le service ne permettent pas de remettre en cause cette décision ;

Que le placement sera dès lors confirmé, la situation de danger du mineur justifiant cette mesure afin de lui permettre de bénéficier d'une prise en charge sécurisante, structurante et cadrante que ses parents ne peuvent en l'état lui offrir dans des conditions satisfaisantes ;

Considérant que les modalités de rencontre actuellement fixées sont conformes à l'intérêt du mineur et qu'elles n'ont pas lieu en l'état d'être modifiées ;

PAR CES MOTIFS

LA COUR, après en avoir délibéré conformément à la loi,

Statuant, par mise à disposition au greffe, par arrêt contradictoire,

En la forme :

DECLARE l'appel recevable ;

Au fond :

Confirme en toutes ses dispositions la décision entreprise,

LAISSE les dépens à la charge du Trésor Public.

LE GREFFIER

Bruno GENDROTLE

PRESIDENT

Karine PONTCHATEAU