Legislator Jurisprudence & Législation
12-29399 Généré par l'IA

Police Custody Rights Notification Delay and Interpreter Use Procedure.

Numéro de cause 12-29399
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige annulled

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

The situation involved an individual placed in police custody who was informed of their rights six hours and ten minutes after detention, using a telephone interpreter in Arabic after achieving sobriety, with the lower court confirming the subsequent administrative detention order by inferring the interpreter's inability to travel from the timing and nature of the request, despite the official report not explicitly stating this impossibility. The Court of Cassation quashed the decision, reasoning that the procedural code explicitly requires the impossibility of the interpreter's physical presence to be recorded in the official report before telecommunication means can be used for notifying rights during police custody, a requirement the lower court failed to enforce.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article 706-71 du code de procédure pénale, article L. 411-3 du code de l'organisation judiciaire; Police Custody Rights Notification Delay and Interpreter Use Procedure: The Court of Cassation quashed the decision, reasoning that the procedural code explicitly requires the impossibility of the interpreter's physical presence to be recorded in the official report before telecommunication means can be used for notifying rights during police custody, a requirement the lower court failed to enforce.

Mots-clés

Généré par l'IA
droit de garde internement administratif retards de procédure rapport de police notification de la décision droit d'utilisation

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
article 706-71 du code de procédure pénale

This article was cited as the ground for cassation because the lower court failed to properly apply the requirement for recording the interpreter's inability to travel before using telecommunication means for rights notification.

article L. 411-3 du code de l'organisation judiciaire

This article was cited regarding the lack of further issues to be judged, as the legal retention periods had expired.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Vu l'article 706-71 du code de procédure pénale ;

Attendu, selon l'ordonnance attaquée et les pièces de la procédure, que M. X..., interpellé le 27 janvier 2012, à 23 heures, a été placé en garde à vue ; que la notification des droits est intervenue le 28 janvier 2012, à 6 heures 10, après complet dégrisement de l'intéressé ; que cette notification a été réalisée par le truchement d'un interprète en langue arabe et par voie téléphonique ; que M. X... a fait l'objet d'une décision de placement en rétention administrative ; qu'un juge des libertés et de la détention a ordonné la prolongation de cette mesure ;

Attendu que, pour confirmer cette décision, l'ordonnance retient que si le procès-verbal ne mentionnait pas expressément l'impossibilité pour l'interprète de se déplacer, cette circonstance se déduisait de la teneur et de l'heure de la réquisition, aucune disposition n'imposant d'énoncer par une mention littérale l'empêchement de l'interprète ;

Qu'en statuant ainsi, par des motifs impropres à caractériser l'impossibilité pour l'interprète de se déplacer, alors qu'il résulte des dispositions de l'article 706-71 du code de procédure pénale, applicables à la notification des droits attachés à la garde à vue, que c'est seulement lorsque cette impossibilité est constatée au procès-verbal qu'il peut être recouru à des moyens de télécommunication, le premier président a violé le texte susvisé ;

Et vu l'article L. 411-3 du code de l'organisation judiciaire ;

Attendu que les délais légaux de maintien en rétention étant expirés, il ne reste plus rien à juger ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'ordonnance rendue le 4 février 2012, entre les parties, par le premier président de la cour d'appel de Douai ;

DIT n'y avoir lieu à renvoi ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'ordonnance cassée ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du quatre décembre deux mille treize.

MOYEN ANNEXE au présent arrêt

Moyen produit par la SCP de Nervo et Poupet, avocat aux Conseils, pour M. X...

Le moyen reproche à la décision attaquée D'AVOIR ordonné le maintien en rétention de Monsieur Hamza X...

AUX MOTIFS QUE l'intéressé avait été interpellé le 27 janvier 2012, à 23 heures ; que la notification des droits n'avait pu se faire que le 28 janvier 2012, à 6 heures 10, après complet dégrisement de l'intéressé ; qu'il était acquis que la notification des droits avait été réalisée à cette heure matinale par le truchement d'un interprète en langue arable et par voie téléphonique ; que le procès-verbal ne mentionnait pas expressément l'impossibilité pour l'interprète de se déplacer ; que cette circonstance se déduisait de la teneur et de l'heure de la réquisition, aucune disposition n'imposant l'obligation d'énoncer par une mention littérale l'empêchement de l'interprète ;

ALORS QU'il résulte des dispositions de l'article 706-71 du code de procédure pénale, applicables à la notification des droits attachés à la garde à vue, que c'est seulement lorsque l'impossibilité de déplacement de l'interprète est constatée au procès-verbal qu'il peut être recouru à des moyens de télécommunication ; que la décision attaquée a donc violé l'article 706-71 du code de procédure pénale.