Legislator Jurisprudence & Législation
12-15754 Généré par l'IA

Employee Reassignment Obligation in Economic Dismissal

Numéro de cause 12-15754
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires à la charge du recourant

Synthèse Legislator

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An employee, dismissed for economic reasons after his employer entered receivership, successfully argued that the dismissal was without real and serious cause because the employer failed to prove diligent attempts at internal reassignment as required by law. The employer contended that the lack of any available position corresponding to the employee's skills, evidenced by the staff register, was sufficient to meet its obligation, but the appellate court ruled against this, finding that the employer only made mere assertions and did not demonstrate concrete attempts to search for identical, equivalent, or lower-category positions with the employee's consent, a finding which the high court upheld by affirming that the lower court legally justified its decision by concluding the evidence of attempts at reclassification was insufficient.

Regeste Legislator

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article L. 1233-4 du code du travail, article 700 du code de procédure civile, article L. 1233-4, alinéa 2, du code du travail; Employee Reassignment Obligation in Economic Dismissal: The employer contended that the lack of any available position corresponding to the employee's skills, evidenced by the staff register, was sufficient to meet its obligation, but the appellate court ruled against this, finding that the employer only made mere assertions and did not demonstrate concrete attempts to search for identical, equivalent, or lower-category positions with the employee's consent, a finding which the high court upheld by affirming that the lower court legally justified its decision by concluding the evidence of attempts at reclassification was insufficient.

Mots-clés

Généré par l'IA
droit économique obligation réelle cessation d'emploi cession de salaire conversion d'emploi réquisition des travailleurs

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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article L. 1233-4, alinéa 2, du code du travail

This article defines the obligation of reclassification which was central to the dispute regarding the real and serious nature of the economic dismissal.

article L. 1233-4 du code du travail

This article was cited in the context of the substantive legal error alleged by the appellant regarding the obligation of reclassification.

article 700 du code de procédure civile

The court ordered the appellant to pay a sum based on this provision concerning litigation costs.

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Texte complet

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Attendu selon l'arrêt attaqué que M. X..., engagé le 13 février 2003 par la société Prenium en qualité d'ingénieur réseaux, convoqué le 10 novembre 2006 après que le juge commissaire a autorisé le 8 novembre le licenciement économique, a été licencié par lettre du 22 novembre suivant pour motif économique, la société ayant été mise en redressement judiciaire le 15 mars 2006 tandis qu'elle obtiendra un plan de redressement par voie de continuation le 12 septembre 2007 ;

Attendu que la société et son commissaire à l'exécution du plan font grief à l'arrêt de dire le licenciement sans cause réelle et sérieuse et de condamner la société à payer des dommages-intérêts et à rembourser Pôle emploi de six mois d'indemnités de chômage, alors, selon le moyen, que l'absence de poste disponible correspondant aux compétences du salarié à la date du licenciement suffit à établir le respect, par l'employeur, de son obligation de reclassement ; qu'en l'espèce, la société qui n'appartient à aucun groupe, s'offrait de justifier l'impossibilité de reclasser le salarié en produisant son registre d'entrée et de sortie du personnel ; qu'en retenant, pour dire le licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse, qu'elle ne justifiait pas de recherches de reclassement conformes aux dispositions de l'article L. 1233-4, alinéa 2, du code du travail, sans rechercher, ainsi qu'elle y était invitée, s'il ne résultait pas du registre d'entrée et de sortie du personnel qu'aucun poste compatible avec les qualifications du salarié n'était disponible et si, par conséquent, la société ne justifiait pas de l'impossibilité de reclasser le salarié, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 1233-4 du code du travail ;

Mais attendu qu'ayant retenu qu'au-delà de simples affirmations l'employeur ne justifiait d'aucune tentative de reclassement du salarié sur un emploi identique, équivalent ou, à défaut et avec l'accord de l'intéressé, de catégorie inférieure, la cour d'appel, qui a examiné les éléments de preuve produits dont elle a souverainement apprécié la portée, a légalement justifié sa décision ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Condamne la société Prenium et M. Y..., ès qualités, aux dépens ;

Vu l'article 700 du code de procédure civile, condamne la société Prenium et M. Y..., ès qualités, à payer à M. X... la somme de 3 000 euros ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du treize novembre deux mille treize.

MOYEN ANNEXE au présent arrêt

Moyen produit par la SCP Célice, Blancpain et Soltner, avocat aux Conseils, pour la société Prenium et M. Y..., ès qualités

Il est fait grief à l'arrêt infirmatif attaqué d'AVOIR dit le licenciement de Monsieur X... dénué de cause réelle et sérieuse, d'AVOIR condamné la société PRENIUM à verser à Monsieur X... la somme de 23.628 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et d'AVOIR ordonné à la société PRENIUM de rembourser aux organismes concernés la totalité des indemnités de chômage versées à Monsieur X... dans la limite de six mois ;

AUX MOTIFS QUE « l'autorité attachée à l'ordonnance du juge-commissaire ne s'étend pas spécialement à la question de la situation individuelle du salarié au regard de l'obligation légale de reclassement - article L. 1233-4 du code du travail - pesant sur l'employeur, et il appartient au juge prud'homal d'examiner si cette problématique est dans les débats. Pour conclure à l'impossibilité de reclassement interne de Mr Henri X..., l'intimée se contente d'indiquer qu'aucun poste vacant n'était disponible à cet effet dans une structure ramenée à 27 salariés fin novembre 2006 au vu du registre d'entrée et de sortie du personnel, se trouvant « dans une phase de réduction des effectifs strictement nécessaire pour pourvoir à son redressement » (ses conclusions, page 16). Au-delà de cette simple affirmation, force est de constater que l'employeur ne justifie pas avoir tenté une recherche conforme aux dispositions de l'article L. 1233-4, alinéa 2, du code du travail lui imposant une tentative de reclassement sur un emploi de catégorie identique, un emploi équivalent ou, à défaut, avec l'accord exprès de l'intéressé, un emploi de catégorie inférieure. Il s'en déduit pour cette raison que le licenciement de Mr Henri X... est dépourvu de cause réelle et sérieuse » ;

ALORS QUE l'absence de poste disponible correspondant aux compétences du salarié à la date du licenciement suffit à établir le respect, par l'employeur, de son obligation de reclassement ; qu'en l'espèce, la société PRENIUM, qui n'appartient à aucun groupe, s'offrait de justifier l'impossibilité de reclasser Monsieur X... en produisant son registre d'entrée et de sortie du personnel ; qu'en retenant, pour dire le licenciement de Monsieur X... dépourvu de cause réelle et sérieuse, que la société PRENIUM ne justifiait pas de recherches de reclassement conformes aux dispositions de l'article L. 1233-4, alinéa 2 du Code du travail, sans rechercher, ainsi qu'elle y était invitée, s'il ne résultait pas du registre d'entrée et de sortie du personnel qu'aucun poste compatible avec les qualifications de Monsieur X... n'était disponible et si, par conséquent, la société PRENIUM ne justifiait pas de l'impossibilité de reclasser le salarié, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 1233-4 du Code du travail.