Union Delegate Designation Scope: Supreme Court Ruling on Establishment Perimeter
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Court of Cassation quashed a lower court decision that had invalidated the designation of a union delegate in a small store by ruling that the store's attachment to a larger establishment for staff committee elections could not be used for union delegate designation. The Supreme Court reasoned that, absent a contrary collective agreement, the scope for designating union delegates must align with the perimeter used for the last elections of the staff representatives to the works council or establishment committee, thereby finding that the lower court wrongly limited the application of the agreed-upon perimeter.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 2143-3 du code du travail, article 700 du code de procédure civile, l'article L. 2143-3 du code du travail, Vu l'article 700 du code de procédure civile; Union Delegate Designation Scope: Supreme Court Ruling on Establishment Perimeter: The Supreme Court reasoned that, absent a contrary collective agreement, the scope for designating union delegates must align with the perimeter used for the last elections of the staff representatives to the works council or establishment committee, thereby finding that the lower court wrongly limited the application of the agreed-upon perimeter.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article was the basis for the cassation because the lower court violated its provisions regarding the scope for designating union delegates.
This provision was applied to order the defendant company to pay legal costs to the union.
Texte complet
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique pris en sa première branche :
Vu l'article L. 2143-3 du code du travail :
Attendu, selon le jugement attaqué, que l'union syndicale solidaires Sud commerces et services a désigné le 24 mai 2012 Mme X... en qualité de délégué syndical de l'établissement Dames Lévis de la société Monoprix exploitation ;
Attendu que pour annuler cette désignation, le tribunal retient que si, en vertu de l'accord relatif au périmètre des établissements pour la représentation du personnel, comité d'établissement, pour les magasins de l'unité économique et sociale Monoprix comprenant moins de cinquante salariés conclu le 24 février 2012, le magasin Lévis, dont l'effectif est inférieur à cinquante salariés, a été rattaché au magasin Dames, ce rattachement n'a été prévu que pour l'élection des représentants du personnel au comité d'établissement et ne peut être pris en compte pour la désignation d'un délégué syndical ;
Qu'en statuant ainsi, alors que, sauf accord collectif en disposant autrement, le périmètre de désignation des délégués syndicaux est le même que celui retenu, lors des dernières élections, pour la mise en place du comité d'entreprise ou d'établissement, le tribunal a violé le texte susvisé ;
PAR CES MOTIFS et sans qu'il y ait lieu de statuer sur la seconde branche du moyen :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 23 octobre 2012, entre les parties, par le tribunal d'instance de Paris 17e ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le tribunal d'instance de Paris 16e ;
Vu l'article 700 du code de procédure civile, condamne la société Monoprix exploitation à payer à l'union syndicale solidaires Sud commerces et services la somme de 2 000 euros ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite du jugement cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-quatre septembre deux mille treize.