Legislator Jurisprudence & Législation
11-11708 Généré par l'IA

Annulment of Detention Extension Following Annulment of Underlying Prefectural Orders

Numéro de cause 11-11708
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

When a first president of the Court of Appeal ordered the fifteen-day extension of an individual's administrative detention based on initial prefectural orders for expulsion and detention, the Court of Cassation annulled this extension order because the administrative tribunal subsequently annulled the underlying prefectural orders, thereby removing the legal basis for the detention prolongation; since the legal deadlines for maintaining detention had already expired, the Supreme Court determined there was nothing further to rule upon and dismissed the case without referral.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

articles 700 du code de procédure civile, article L. 411-3 du code de l'organisation judiciaire, article 37-2 de la loi du 10 juillet 1991; Annulment of Detention Extension Following Annulment of Underlying Prefectural Orders: ALORS QUE la prorogation d'une rétention administrative ne peut être ordonnée que si elle est précédé d'un arrêté de placement en rétention ; que l'annulation, par la juridiction administrative de l'arrêté du 14 juillet 2010 par lequel le préfet du NORD a décidé la reconduite à la frontière de Monsieur X... et prescrit son maintien en rétention administrative, a privé l'ordonnance attaquée de toute base légale et doit entraîner son annulation pour perte de fondement juridique en application des articles L. 551-1, L. 551-2 et L. 552-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Mots-clés

Généré par l'IA
prolongation de la détention provisoire expulsion préfectorale recours en annulation en droit de l'Union décision déployant des effets durables durée de l'expulsion judiciaire révocation du sursis

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
articles L. 551-1, L. 551-2 et L. 552-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

These articles regarding administrative detention formed the legal basis for the annulment of the appealed decision following the annulment of the initial prefectoral orders.

article L. 411-3 du code de l'organisation judiciaire

Cited in the reasoning that led to the finding that nothing remained to be judged because legal detention deadlines had expired.

articles 700 du code de procédure civile

Applied in the dispositive to reject Mr. X...'s claim for costs.

article 37-2 de la loi du 10 juillet 1991

Applied in the dispositive regarding the rejection of Mr. X...'s claim for costs (legal aid context).

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique, ci-après annexé :

Vu les articles L. 551-1, L. 551-2 et L. 552-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

Attendu, selon l'arrêt attaqué et les pièces de la procédure, que, par trois arrêtés du 14 juillet 2010, le préfet du Nord a prononcé la reconduite à la frontière de M. X..., a fixé le pays de destination de l'intéressé et a ordonné son placement en rétention administrative pour une durée de quarante-huit heures ; que, par ordonnance du 16 juillet 2010, le premier président de la cour d'appel de Douai a ordonné, pour une durée maximale de quinze jours, la prolongation de la rétention de M. X... ; que, par jugement du 20 juillet 2010, le tribunal administratif de Lille a annulé les trois arrêtés préfectoraux du 14 juillet 2010 ;

Attendu que l'annulation des arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière et de placement en rétention administrative entraîne l'annulation, pour perte de fondement juridique, de la décision attaquée ayant ordonné la prolongation de la rétention de M. X... ;

Vu l'article L. 411-3 du code de l'organisation judiciaire ;

Et attendu que les délais légaux de maintien en rétention étant expirés, il ne reste rien à juger ;

PAR CES MOTIFS :

ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'ordonnance rendue le 16 juillet 2010, entre les parties, par le premier président de la cour d'appel de Douai ;

DIT n'y avoir lieu à renvoi ;

Vu les articles 700 du code de procédure civile et 37-2 de la loi du 10 juillet 1991, rejette la demande de M. X... ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'ordonnance annulée ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du quatorze mars deux mille douze.

MOYEN ANNEXE au présent arrêt

Moyen produit par la SCP Boré et Salve de Bruneton, avocat aux Conseils pour M. X...

Il est fait grief à l'ordonnance confirmative attaquée d'AVOIR ordonné la prolongation du maintien en rétention de Monsieur Benio X... pour une durée de quinze jours, à compter du 16 juillet 2010 à 15 heures ;

AUX MOTIFS QU'en l'espèce, la requête aux fins de prorogation de la mesure de rétention administrative est signée par Monsieur Etienne Y...; qu'au vu du recueil des actes administratifs, l'intéressé a reçu délégation de signature pour établir le type de requête en cause ; qu'à supposer même que, tel que le soutient Benio X..., il ait été fait usage d'un tampon comportant la signature d'Etienne Y...pour établir la requête, cependant l'appelant ne verse aux débats aucun élément permettant d'affirmer, voire seulement de suspecter que ce tampon aurait été utilisé par un tiers ; que c'est semblablement sans le moindre commencement de preuve que Benio X... affirme que la signature constituerait une « copie » et émanerait d'un tiers ; que la circonstance que la requête date du 14 juillet, jour férié, n'est pas de nature à faire présumer qu'elle n'aurait pas été établie par la personne qui avait pouvoir pour ce faire ; qu'en conséquence, c'est à raison que le premier juge a écarté le moyen d'irrecevabilité soulevé par Benio X... ; qu'il convient dès lors de confirmer l'ordonnance entreprise ;

ALORS QUE la prorogation d'une rétention administrative ne peut être ordonnée que si elle est précédé d'un arrêté de placement en rétention ; que l'annulation, par la juridiction administrative de l'arrêté du 14 juillet 2010 par lequel le préfet du NORD a décidé la reconduite à la frontière de Monsieur X... et prescrit son maintien en rétention administrative, a privé l'ordonnance attaquée de toute base légale et doit entraîner son annulation pour perte de fondement juridique en application des articles L. 551-1, L. 551-2 et L. 552-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.