Legislator Jurisprudence & Législation
11-13596 Généré par l'IA

Tortious Property Damage Assessment Appeal

Numéro de cause 11-13596
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires à la charge du recourant

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

An individual sued another for damages stemming from the latter allegedly throwing a stone through a dining room window, causing damage to the window, a display cabinet behind it, and its contents. The lower court awarded a limited amount of damages, corresponding only to the window repair, despite the claimant producing invoices for additional repairs to the cabinet and trinkets. The high court upheld the decision, reasoning that the lower court, exercising its sovereign power to assess evidence, correctly concluded that because the claimant failed to provide proof of the full extent of the damage beyond her own statements, and only the window repair bill was acknowledged by the defendant, only those damages for which the defendant had direct knowledge through the presentation of the window repair invoice could be held against him, excluding other unproven or undescribed repair expenses.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article 1382 du code civil, article 1347 du code civil, REJETTE le pourvoi, Condamne Mme Z... aux dépens; Tortious Property Damage Assessment Appeal: The lower court awarded a limited amount of damages, corresponding only to the window repair, despite the claimant producing invoices for additional repairs to the cabinet and trinkets. The high court upheld the decision, reasoning that the lower court, exercising its sovereign power to assess evidence, correctly concluded that because the claimant failed to provide proof of the full extent of the damage beyond her own statements, and only the window repair bill was acknowledged by the defendant, only those damages for which the defendant had direct knowledge through the presentation of the window repair invoice could be held against him, excluding other unproven or undescribed repair expenses.

Mots-clés

Généré par l'IA
calcul des dommages-intérêts crime contre les biens prétention abusive du bailleur pouvoir d'appréciation droit d'accès aux droits réels responsabilité de l'architecte

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
REJETTE le pourvoi

This is the main order of the final disposition, rejecting the appeal.

Condamne Mme Z... aux dépens

This provision concerns the allocation of legal costs following the rejection of the appeal.

Vu l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, rejette la demande de la SCP Potier de La Varde et Buck-Lament

This provision is cited in the dispositive regarding the rejection of the request concerning legal aid/fees.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

LA COUR DE CASSATION, DEUXIÈME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Attendu, selon le jugement attaqué, rendu en dernier ressort par une juridiction de proximité (Saint-Dié-des-Vosges, 10 novembre 2009), que reprochant à M. X... d'avoir jeté une pierre au travers de la fenêtre de sa salle à manger, et d'avoir ainsi endommagé la baie vitrée, le meuble vitrine situé derrière celle-ci et les bibelots le garnissant, Mme Y... épouse Z... a saisi une juridiction de proximité d'une demande d'indemnisation correspondant au montant des factures acquittées pour la réparation de ces biens et objets, soit la somme de 2 673,97 euros ;

Attendu que Mme Z... fait grief au jugement d'avoir condamné M. X... à lui payer la somme de 429,17 euros à titre de dommages - intérêts, alors selon le moyen, qu'un fait juridique se prouve par tout moyen, qu'en refusant ainsi d'indemniser les dégâts autres que ceux que reconnaissait leur auteur, à savoir la destruction de la baie vitrée de la salle à manger, sans vérifier, au vu des factures produites et des explications de Mme Z... selon laquelle la pierre lancée au travers de cette fenêtre avait endommagé une vitrine en arrière de celle-ci et les bibelots la garnissant, la réalité des autres dommages invoqués, la juridiction de proximité n'a pas donné de base légale à son jugement au regard de l'article 1382 du code civil ;

Mais attendu que le jugement relève qu'aucune preuve n'est rapportée par Mme Z... de l'étendue du sinistre, hormis ses propres déclarations ; que le seul élément de preuve de l'étendue des dégâts produit par Mme Z... consiste en une attestation du débiteur reconnaissant avoir reçu copie de la facture de réparation des dégâts de la fenêtre ;

Que de ces constatations et énonciations, procédant de son pouvoir souverain d'appréciation de la valeur et de la portée des éléments de preuve versés aux débats, le juge de proximité déduit à bon droit que seules les réparations dont M. X... a eu connaissance par la remise de la facture de remplacement de la fenêtre peuvent être retenues à sa charge à l'exclusion des dépenses de réparations autres dont la consistance n'a fait l'objet d'aucun descriptif contradictoire ;

D'où il suit que moyen n'est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Condamne Mme Z... aux dépens ;

Vu l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, rejette la demande de la SCP Potier de La Varde et Buck-Lament ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du huit mars deux mille douze.

MOYEN ANNEXE au présent arrêt

Moyen produit par la SCP Potier de La Varde et Buk-Lament, avocat aux Conseils pour Mme Y....

Mme Z... reproche au jugement attaqué de n'avoir condamné M. X..., à titre de dommages et intérêts, qu'une somme de 429,17 € ;

AUX MOTIFS QUE les faits de dégâts contre la maison de Mme Raty ne sont pas contestables ; que l'étendue en est contestée par M. X... ; qu'aucune preuve n'est rapportée par le demandeur de l'étendue de ce sinistre, hormis ses propres déclarations ; que le seul élément de preuve produit par le demandeur consiste en une attestation du débiteur reconnaissant avoir reçu copie de la facture de réparation des dégâts de la fenêtre ; que cet acte, au sens de l'article 1347 du code civil, peut être considéré comme un début de preuve ; que les réparations ont été engagées de la seule initiative de Mme Y..., sans accord, ni concertation avec M. X... ; que la juridiction de proximité ne retiendra, à la charge de M. X..., que les réparations dont il a eu connaissance par la remise de la facture de remplacement de la fenêtre, soit la somme de 429,17 € à l'exclusion des dépenses de réparations autres dont la consistance n'a fait l'objet d'aucun descriptif contradictoire ;

ALORS QU'un fait juridique se prouve par tout moyen, qu'en refusant ainsi d'indemniser les dégâts autres que ceux que reconnaissait leur auteur, à savoir la destruction de la baie vitrée de la salle à manger, sans vérifier, au vu des factures produites et des explications de Mme Z... selon laquelle la pierre lancée au travers de cette fenêtre avait endommagé un vitrine en arrière de celle-ci et les bibelots la garnissant, la réalité des autres dommages invoqués, la juridiction de proximité n'a pas donné de base légale à son jugement au regard de l'article 1382 du code civil.