Union Seniority Requirement for Election Candidacy Upheld
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA union group challenged the constitutionality of the labor code provision requiring a minimum two-year seniority for a trade union organization to present candidates in the first round of professional elections, arguing it violated several constitutional principles including freedom of association, equality, and non-discrimination among legally formed unions. The high court ruled that the question was not new and, more importantly, lacked seriousness because the two-year seniority requirement is a justified and proportionate condition to ensure the effective exercise of workers' participation rights and the union's prerogatives within the company without infringing upon the workers' freedom to choose their union or any of the invoked constitutional principles, thus declining to refer the priority question to the Constitutional Council.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 2314-3 du code du travail; Union Seniority Requirement for Election Candidacy Upheld: The high court ruled that the question was not new and, more importantly, lacked seriousness because the two-year seniority requirement is a justified and proportionate condition to ensure the effective exercise of workers' participation rights and the union's prerogatives within the company without infringing upon the workers' freedom to choose their union or any of the invoked constitutional principles, thus declining to refer the priority question to the Constitutional Council.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis is the final order, indicating the refusal to refer the priority question of constitutionality to the Constitutional Council.
Texte complet
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Attendu que l'Union des syndicats pour un droit social pleinement appliqué aux salariés (ci-après UDSPA-salariés) soutient que l'article L. 2314-3 du code du travail, dans sa rédaction actuellement applicable, porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution, et plus précisément au 6e alinéa du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, au 18e alinéa du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, au principe d'égalité à valeur constitutionnelle garanti par l'article 6 de la Déclaration de 1789, au principe à valeur constitutionnelle de non-discrimination entre organisations syndicales légalement constituées et au principe à valeur constitutionnelle selon lequel "ce qui est nécessaire pour la sauvegarde des fins d'intérêt général" ;
Mais attendu, d'une part, que la question, ne portant pas sur l'interprétation d'une disposition constitutionnelle dont le Conseil constitutionnel n'aurait pas encore eu l'occasion de faire application, n'est pas nouvelle ;
Et attendu, d'autre part, que la question posée ne présente pas un caractère sérieux dans la mesure où l'exigence d'une ancienneté minimale de deux ans subordonnant la présentation par une organisation syndicale de candidats au premier tour des élections professionnelles constitue une condition justifiée et proportionnée pour garantir la mise en oeuvre du droit de participation des travailleurs par l'intermédiaire de leurs représentants et l'exercice par le syndicat de prérogatives au sein de l'entreprise, sans priver le salarié de la liberté d'adhérer au syndicat de son choix, et ne porte atteinte à aucun des principes invoqués ;
D'où il suit qu'il n'y a pas lieu de la renvoyer au Conseil constitutionnel ;
PAR CES MOTIFS :
DIT N'Y AVOIR LIEU A RENVOYER au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt octobre deux mille onze.