Legislator Jurisprudence & Législation
01-83684 Généré par l'IA

Parking Infractions Prescription and Due Process Affirmation

Numéro de cause 01-83684
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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The highest court rejected an appeal against a decision that convicted an individual for multiple parking infractions, affirming the lower court's rulings on several grounds. The court held that the public prosecution had not prescribed because the prescription period was interrupted and restarted by the appellant's claim annulling the initial enforcement orders, meaning the citation was issued timely. Furthermore, the court found that the appellant lacked standing to challenge the initial enforcement orders on the basis of a fair trial violation since those orders had been annulled; that the relevant traffic regulation, which allowed presumptions of fact or law, did not conflict with the presumption of innocence under the European Convention, as it permitted contrary proof; that the appellant was obliged to provide exact change for parking meters as required by existing regulations; and finally, that the public notice requirement for paid parking zones was satisfied by municipal bulletin publication, and physical signage was optional following a later interministerial decree.

Regeste Legislator

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article 9 du Code de procédure pénale, articles 9243 du Code civil, REJETTE le pourvoi; Parking Infractions Prescription and Due Process Affirmation: The court held that the public prosecution had not prescribed because the prescription period was interrupted and restarted by the appellant's claim annulling the initial enforcement orders, meaning the citation was issued timely. Furthermore, the court found that the appellant lacked standing to challenge the initial enforcement orders on the basis of a fair trial violation since those orders had been annulled; that the relevant traffic regulation, which allowed presumptions of fact or law, did not conflict with the presumption of innocence under the European Convention, as it permitted contrary proof; that the appellant was obliged to provide exact change for parking meters as required by existing regulations; and finally, that the public notice requirement for paid parking zones was satisfied by municipal bulletin publication, and physical signage was optional following a later interministerial decree.

Mots-clés

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infraction de stationnement décision d'exécution motif de police qualité pour recourir prescription procès équitable

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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REJETTE le pourvoi

This is the dispositive order rejecting the appeal, though it does not cite a substantive legal article for the rejection itself, it is the ultimate ruling.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le quatorze novembre deux mille un, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le rapport de M. le conseiller CORNELOUP et les conclusions de Mme l'avocat général FROMONT ;

Statuant sur le pourvoi formé par :

- X... Stéphane,

contre l'arrêt n° 5 de la cour d'appel de PARIS, 20ème chambre, en date du 17 janvier 2001, qui, pour infractions à la réglementation sur le stationnement des véhicules, l'a condamné à 18 amendes de 250 francs et 7 amendes de 750 francs ;

Vu le mémoire personnel produit ;

Sur le premier moyen de cassation, pris de la violation de l'article 9 du Code de procédure pénale ;

Attendu que les énonciations de l'arrêt et du jugement qu'il confirme mettent la Cour de Cassation en mesure de s'assurer que la prescription de l'action publique ne s'est trouvée acquise pour aucune des contraventions, dès lors que le titre exécutoire, lequel a fait courir la prescription de la peine, a été émis moins d'un an après la constatation de l'infraction, que son annulation par la réclamation du prévenu a eu pour effet d'ouvrir un nouveau délai de prescription de l'action publique et que la citation a été délivrée avant l'expiration de ce délai ;

D'où il suit que le moyen ne peut qu'être écarté ;

Sur le troisième moyen de cassation , pris de la violation des articles 6-1 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et 593 du Code de procédure pénal ;

Attendu que, les titres exécutoires ayant été annulés par la réclamation du prévenu, celui-ci est sans intérêt à soutenir que leur émission serait contraire à l'exigence d'un procès équitable découlant de l'article 6-1 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;

Que, dès lors, le moyen est irrecevable ;

Sur le deuxième moyen de cassation , pris de la violation de la Constitution et des articles 6-2 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, L. 21-1 devenu L.121-2 du Code de la route et 593 du Code de procédure pénale ;

Attendu que les juges ont à bon droit écarté l'argumentation du prévenu invoquant l'incompatibilité de l'article L. 21-1 devenu L.121-2 du Code de la route avec l'article 6-2 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;

Qu'en effet, les dispositions de ce texte , qui n'ont pas pour objet de limiter les modes de preuve prévus par la loi interne, mais d'exiger que la culpabilité soit légalement établie, ne mettent pas obstacle aux présomptions de fait ou de droit instituées en matière pénale, dès lors que ces présomptions, comme, en l'espèce, celle de l'article L. 21-1 devenu L.121-2 du Code de la route, réservent la possibilité d'une preuve contraire et laissent entiers les droits de la défense ;

Qu'ainsi, le moyen n'est pas fondé ;

Sur le quatrième moyen de cassation , pris de la violation de la loi du 12 août 1870 et des articles 9243 du Code civil, 7 du décret du 22 avril 1790, 4 du décret du 22 décembre 1959 et 593 du Code de procédure pénale ;

Attendu que, pour écarter l'argumentation du prévenu contestant la légalité de la perception de la redevance due au titre du stationnement au moyen d'appareils qui ne fonctionnent qu'avec certains types de pièces de monnaie, les juges énoncent que l'usager est tenu de faire l'appoint ;

Attendu qu'en cet état, et dès lors que l'article 7 du décret du 22 avril 1790 impose au débiteur de faire l'appoint en numéraire, et que le paiement de la redevance ne s'impose qu'au seul usager désireux d'utiliser l'aire de stationnement réglementée, qui est ainsi tenu de se conformer aux modalités régulièrement fixées et publiées par l'autorité publique, l'arrêt n'encourt pas la censure ;

Que, dès lors, le moyen ne peut être admis

Sur le cinquième moyen de cassation, pris de la violation des articles ter du décret du 5 novembre 1870 et R. 44 ancien du Code de la route ;

Attendu que, pour répondre à l'argumentation du prévenu invoquant l'absence de publication des textes réglementaires instituant les zones de stationnement payant et le défaut de signalisation de ces zones, l'arrêt retient que les arrêtés ont été publiés au bulletin municipal et que la signalisation n'est plus nécessaire ;

Attendu qu'en l'état de ces énonciations, et dès lors, d'une part, que l'article R. 44 ancien du Code de la route n'impose la publication au Journal officiel que des arrêtés ministériels fixant les conditions dans lesquelles est établie la signalisation routière pour porter à la connaissance des usagers la réglementation édictée par l'autorité compétente, et, d'autre part, que l'implantation d'un panneau de signalisation est devenue facultative, en conformité avec la Convention de Vienne sur la signalisation routière, depuis la publication de l'arrêté interministériel du 1er décembre 1986, la cour d'appel a justifié sa décision ;

D'où il suit que le moyen doit être écarté ;

Et attendu que l'arrêt est régulier en Ia forme ;

REJETTE le pourvoi ;

Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ;

Etaient présents aux débats et au délibéré, dans la formation prévue à l'article L.131-6, alinéa 4, du Code de l'organisation judiciaire : M. Cotte président, M. Corneloup conseiller rapporteur, M. Le Gall conseiller de la chambre ;

Avocat général : Mme Fromont ;

Greffier de chambre : Mme Krawiec ;

En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;