Legislator Jurisprudence & Législation
00-87409 Généré par l'IA

Parking Fines Appeal Dismissed on Multiple Grounds

Numéro de cause 00-87409
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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The Supreme Court rejected an appeal against a lower court decision that upheld five fines for parking violations, dismissing all five grounds of appeal raised by the convicted individual. The Court found that the public prosecution's action had not prescribed because the reissuance of the enforceable title following the appellant's objection reset the limitation period, which was respected by the subsequent citation; that the appellant, having failed to appear or file written arguments at the appellate level, had no standing to claim a violation of the right to a fair trial concerning initial enforcement titles that were subsequently annulled by his own appeal; that the contested parking regulation, which allowed for presumptions of fact, was compatible with the right to a fair trial as it permitted contrary evidence; that the requirement for users to provide exact change for parking meters was justified by regulations requiring the debtor to make exact payment; and finally, that the administrative decisions establishing paid parking zones were validly published in the municipal bulletin, and that physical signage was no longer strictly required following a Ministerial Decree referencing the Vienna Convention on Road Signs and Signals.

Regeste Legislator

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article 9 du Code de procédure pénale, articles 1243 du Code civil, REJETTE le pourvoi; Parking Fines Appeal Dismissed on Multiple Grounds: The Court found that the public prosecution's action had not prescribed because the reissuance of the enforceable title following the appellant's objection reset the limitation period, which was respected by the subsequent citation; that the appellant, having failed to appear or file written arguments at the appellate level, had no standing to claim a violation of the right to a fair trial concerning initial enforcement titles that were subsequently annulled by his own appeal; that the contested parking regulation, which allowed for presumptions of fact, was compatible with the right to a fair trial as it permitted contrary evidence; that the requirement for users to provide exact change for parking meters was justified by regulations requiring the debtor to make exact payment; and finally, that the administrative decisions establishing paid parking zones were validly published in the municipal bulletin, and that physical signage was no longer strictly required following a Ministerial Decree referencing the Vienna Convention on Road Signs and Signals.

Mots-clés

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amende de stationnement qualité pour recourir motifs valables décision d'exécution procès équitable délais

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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REJETTE le pourvoi

This is the final order disposing of the appeal (Rejet/Dismissal).

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le trois mai deux mille un, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le rapport de Mme le conseiller THIN et les conclusions de Mme l'avocat général FROMONT ;

Statuant sur le pourvoi formé par :

- X... Roland,

contre l'arrêt n° 2 de la cour d'appel de PARIS, 20ème chambre, en date du 21 septembre 2000, qui, pour infractions à la réglementation sur le stationnement des véhicules, l'a condamné à 5 amendes de 250 francs chacune ;

Vu le mémoire personnel produit ;

Sur le premier moyen de cassation, pris de la violation de l'article 9 du Code de procédure pénale ;

Attendu que les énonciations de l'arrêt et du jugement qu'il confirme mettent la Cour de Cassation en mesure de s'assurer que la prescription de l'action publique ne s'est trouvée acquise pour aucune des contraventions, dès lors que le titre exécutoire, lequel a fait courir la prescription de la peine, a été émis moins d'un an après la constatation de l'infraction, que son annulation par la réclamation du prévenu a eu pour effet d'ouvrir un nouveau délai de prescription de l'action publique, et que la citation a été délivrée avant l'expiration de ce délai ;

D'où il suit que le moyen ne peut qu'être écarté ;

Sur le troisième moyen de cassation, pris de la violation des articles 6.1 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et 593 du Code de procédure pénale ;

Attendu qu'il résulte des énonciations de l'arrêt attaqué, qui font foi jusqu'à inscription de faux, que Roland X... n'a pas comparu devant la cour d'appel, et qu'il n'a pas déposé de conclusions écrites ;

qu'ainsi le moyen tiré du défaut de réponse à conclusions manque en fait ;

Et attendu que les titres exécutoires ayant été annulés par la réclamation du prévenu, celui-ci est sans intérêt à soutenir que leur émission serait contraire à l'exigence d'un procès équitable découlant de l'article 6.1 de la Convention européenne des droits de l'homme ;

Que, dès lors, le moyen est irrecevable ;

Sur le deuxième moyen de cassation, pris de la violation de la Constitution et des articles 6.2 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, L. 21-1 du Code de la route et 593 du Code de procédure pénale ;

Attendu que les juges ont, à bon droit, écarté l'argumentation du prévenu invoquant l'incompatibilité de l'article L. 21-1 du Code de la route avec l'article 6.2 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;

Qu'en effet, les dispositions de ce texte, qui n'ont pas pour objet de limiter les modes de preuve prévus par la loi interne, mais d'exiger que la culpabilité soit légalement établie, ne mettent pas obstacle aux présomptions de fait ou de droit instituées en matière pénale, dès lors que ces présomptions, comme en l'espèce celle de l'article L. 21-1 du Code de la route, réservent la possibilité d'une preuve contraire et laissent entiers les droits de la défense ;

Qu'ainsi, le moyen n'est pas fondé ;

Sur le quatrième moyen de cassation, pris de la violation de la loi du 12 août 1870 et des articles 1243 du Code civil, 7 du décret du 22 avril 1790, 4 du décret du 22 décembre 1959 et 593 du Code de procédure pénale ;

Attendu que, pour écarter l'argumentation du prévenu contestant la légalité de la perception de la redevance due au titre du stationnement au moyen d'appareils qui ne fonctionnent qu'avec certains types de pièces de monnaie, les juges énoncent que l'usager est tenu de faire l'appoint ;

Attendu qu'en cet état, et dès lors que l'article 7 du décret du 22 avril 1790 impose au débiteur de faire l'appoint en numéraire, et que le paiement de la redevance ne s'impose qu'au seul usager désireux d'utiliser l'aire de stationnement réglementée, qui est ainsi tenu de se conformer aux modalités régulièrement fixées et publiées par l'autorité publique, l'arrêt n'encourt pas la censure ;

Que, dès lors, le moyen ne peut être admis ;

Sur le cinquième moyen de cassation, pris de la violation des articles 1er du décret du 5 novembre 1870 et R. 44 du Code de la route ;

Attendu que, pour répondre à l'argumentation du prévenu invoquant l'absence de publication des textes réglementaires instituant les zones de stationnement payant et le défaut de signalisation de ces zones, l'arrêt retient que les arrêtés ont été publiés au bulletin municipal et que la signalisation n'est plus nécessaire ;

Attendu qu'en l'état de ces énonciations, et dès lors, d'une part, que l'article R. 44 du Code de la route n'impose la publication au Journal officiel que des arrêtés ministériels fixant les conditions dans lesquelles est établie la signalisation routière pour porter à la connaissance des usagers la réglementation établie par l'autorité compétente, et, d'autre part, que l'implantation d'un panneau de signalisation est devenue facultative, en conformité avec la Convention de Vienne sur la signalisation routière, depuis la publication de l'arrêté ministériel du 1er décembre 1986, la cour d'appel a justifié sa décision :

D'où il suit que le moyen doit être écarté ;

Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;

REJETTE le pourvoi ;

Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ;

Etaient présents aux débats et au délibéré, dans la formation prévue à l'article L.131-6, alinéa 4, du Code de l'organisation judiciaire : M. Cotte président, Mme Thin conseiller rapporteur, M. Schumacher conseiller de la chambre ;

Avocat général : Mme Fromont ;

Greffier de chambre : Mme Krawiec ;

En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;