Cassation of Conviction Based on Subsequent Abolition of Imprisonment Penalty for Police Misdemeanor
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Court of Cassation reviewed an appeal against a decision by the Angers Court of Appeal, which had sentenced the appellant to imprisonment for destruction of property and for the offense of voluntary battery (contravention de violences volontaires). Although no grounds for appeal were presented by the appellant, the Court of Cassation overturned the conviction for voluntary battery *ex officio* because a new law, effective July 19, 1993, abolished imprisonment as a penalty for police misdemeanors (contraventions de police), and such a more lenient, subsequent law must apply to judgments not yet final, thus invalidating the one-month prison sentence imposed for the contravention.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle 464 du Code pénal, article 4 du Code pénal, l'article 4 du Code pénal; Cassation of Conviction Based on Subsequent Abolition of Imprisonment Penalty for Police Misdemeanor: Although no grounds for appeal were presented by the appellant, the Court of Cassation overturned the conviction for voluntary battery *ex officio* because a new law, effective July 19, 1993, abolished imprisonment as a penalty for police misdemeanors (contraventions de police), and such a more lenient, subsequent law must apply to judgments not yet final, thus invalidating the one-month prison sentence imposed for the contravention.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited in conjunction with the new law to justify applying the more lenient law retroactively.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique, tenue au Palais de Justice, à PARIS, le six octobre mil neuf cent quatre vingt treize, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le rapport de Mme le conseiller BAILLOT et les conclusions de M. l'avocat général LIBOUBAN ;
Statuant sur le pourvoi formé par :
- MATHIAS X..., contre l'arrêt rendu le 3 août 1993 par la cour d'appel d'ANGERS, chambre correctionnelle, qui, pour destruction ou détérioration d'un bien imobilier appartenant à autrui et contravention de violences volontaires, l'a condamné à 2 mois d'emprisonnement pour le délit et à 1 mois d'emprisonnemnt pour la contravention et a prononcé sur les intérêts civils ;
Attendu qu'aucun moyen n'est produit par le demandeur ;
Mais sur le moyen relevé d'office et pris de l'entrée en vigueur de la loi du 19 juillet 1993 modifiant l'article 464 du Code pénal et abrogeant son article 465 ;
Vu ladite loi, ensemble l'article 4 du Code pénal ;
Attendu qu'une loi nouvelle qui comporte des dispositions plus douces s'applique aux faits commis antérieurement à son entrée en vigueur et non définitivement jugés ;
Attendu que si la peine d'un mois d'emprisonnement prononcée pour contravention de violences volontaires contre Claude-Alain Y... était encourue à la date où l'arrêt attaqué a été rendu, il n'en est plus de même depuis l'entrée en vigueur de la loi du 19 juillet 1993 supprimant l'emprisonnement en matière de contravention de police ;
Attendu qu'il y a lieu, dès lors, d'annuler de ce chef l'arrêt attaqué ;
Par ces motifs,
ANNULE l'arrêt susvisé de la cour d'appel d'Angers en date du 3 août 1993, par voie de retranchement, mais seulement en ce qu'il a prononcé contre Claude-Alain Y... la peine d'un mois d'emprisonnement pour contravention de violences volontaires ;
DIT n'y avoir lieu à renvoi ;
ORDONNE l'impression du présent arrêt, sa transcription sur les registres du greffe de la cour d'appel d'Angers, sa mention en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement annulé ;
Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ;
Où étaient présents : M. Le Gunehec président, Mme Baillot conseiller rapporteur, MM. Hébrard, Guilloux, Massé, Fabre conseillers de la chambre, M. Nivôse, Mme Fossaert-Sabatier, M. Poisot conseillers référendaires, M. Libouban avocat général, Mme Ely greffier de chambre ;
En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;