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92-80063 Généré par l'IA

Foreign National Immigration Violation Sentence Annulled Due to New Law on Territorial Bans

Numéro de cause 92-80063
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)

Synthèse Legislator

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The Supreme Court of Cassation annulled a Paris Court of Appeal decision that had convicted a foreign national for violating immigration laws and sentenced him to two months imprisonment and a five-year territorial ban, primarily because a new law enacted on December 31, 1991, introduced restrictions on imposing a territorial ban that applied immediately to pending cases. Although the Court noted that the written appeal memorandum did not strictly comply with procedural requirements, it elected to examine the case *ex officio* based on the subsequent, more favorable legislation, requiring a complete annulment and referral for a new judgment by a differently constituted appellate court due to the indivisibility of the finding of guilt and the penalty imposed.

Regeste Legislator

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article 584 du Code de procédure pénale, article 22 de la loi du 31 décembre 1991; Foreign National Immigration Violation Sentence Annulled Due to New Law on Territorial Bans: Although the Court noted that the written appeal memorandum did not strictly comply with procedural requirements, it elected to examine the case *ex officio* based on the subsequent, more favorable legislation, requiring a complete annulment and referral for a new judgment by a differently constituted appellate court due to the indivisibility of the finding of guilt and the penalty imposed.

Mots-clés

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infraction à la police des étrangers droit étranger interdiction de quitter une région interdiction de l'expulsion des nationaux annulation de la naturalisation facilitée fixation de la peine

Dispositions légales citées

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article 584 du Code de procédure pénale
This article was cited to explain why the appellant's personal memorandum did not properly seize the Court of Cassation regarding the stated grounds of appeal.
article 22 de la loi du 31 décembre 1991
This article introducing new restrictions on imposing the banishment order is the substantive reason for annulling the prior decision regarding the penalty.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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article 22 de la loi du 31 décembre 1991

This article introducing new restrictions on imposing the banishment order is the substantive reason for annulling the prior decision regarding the penalty.

article 584 du Code de procédure pénale

This article was cited to explain why the appellant's personal memorandum did not properly seize the Court of Cassation regarding the stated grounds of appeal.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le trois juin mil neuf cent quatre vingt douze, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le rapport de M. le conseiller GUTH et les conclusions de M. l'avocat général LIBOUBAN ;

Statuant sur le pourvoi formé par :

M'BAYE X... Jean,

contre l'arrêt de la cour d'appel de PARIS, 12ème chambre, en date du 17 octobre 1991, qui, pour infraction à la législation sur les étrangers, l'a condamné à la peine de 2 mois d'emprisonnement avec maintien en détention et a prononcé son interdiction du territoire français pendant cinq ans ;

Vu le mémoire personnel produit ;

Attendu que ce mémoire, qui est signé, non par le demandeur, mais par un avocat au barreau de la Seine-saint-Denis, ne remplit pas les conditions exigées d par l'article 584 du Code de procédure pénale et ne saisit pas la Cour de Cassation des moyens qu'il pourrait contenir ;

Mais sur le moyen relevé d'office et pris de la promulgation de la loi du 31 décembre 1991, notamment en son article 22 ;

Vu ledit texte ;

Attendu qu'une loi nouvelle, qui édicte des restrictions au prononcé d'une peine, s'applique immédiatement aux poursuites en cours et non définitivement jugées ;

Attendu qu'il appert de l'arrêt attaqué qu'après avoir déclaré Jean M'Baye Gomez, ressortissant étranger, coupable d'infraction à l'interdiction du territoire français, la cour d'appel a prononcé à son encontre notamment l'interdiction du territoire français pendant cinq ans ;

Mais attendu que si la cour d'appel n'encourt aucune censure pour avoir prononcé cette peine complémentaire, il demeure que depuis l'entrée en vigueur de l'article 22 de la loi du 31 décembre 1991 qui, en modifiant certaines dispositions de l'ordonnance du 2 novembre 1945, prévoit des restrictions au prononcé de l'interdiction du territoire français, la sanction retenue à l'encontre du prévenu ne peut être maintenue en raison de l'existence du pourvoi en cassation ; qu'il y a lieu de procéder à un nouvel examen de l'affaire au regard des dispositions nouvelles plus favorables précitées ;

Et attendu, qu'en raison de l'indivisibilité existant entre la déclaration de culpabilité et la peine, l'annulation doit être totale ;

Par ces motifs,

ANNULE en toutes ses dispositions l'arrêt susvisé de la cour d'appel de Paris, en date du 17 octobre 1991 et pour qu'il soit jugé à nouveau conformément à la loi ;

RENVOIE la cause et les parties devant la cour d'appel de Paris, autrement composée, à ce désignée par délibération spéciale prise en chambre du conseil ;

ORDONNE l'impression du présent arrêt, sa d transcription sur les registres du greffe de la cour d'appel de Paris, sa mention en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ;

Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre

criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ;

Où étaient présents : M. Diémer conseiller le plus ancien faisant fonctions de président en remplacement du président empêché, M. Guth conseiller rapporteur, MM. Malibert, Guilloux, Massé, Fabre conseillers de la chambre, MM. Nivôse, Echappé conseillers référendaires, M. Libouban avocat général, Mme Ely greffier de chambre ;