Employee Salary Disclosure vs. Magazine Publisher Privacy
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn individual sued the publisher and director of a weekly magazine for publishing an article detailing the salaries of thirty-three named employees, including the claimant's, in the context of a controversial cost-cutting plan and resulting strike at their employer, arguing the publication violated their right to privacy. The court upheld the lower court's decision, reasoning that while salary information is generally private for non-public figures, its specific, nominative publication within a comparative list concerning a widely reported economic and social controversy related to the company's financial difficulties served the public interest in being informed about collective events, thus justifying the disclosure.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticle 700 du nouveau code de procédure civile; Employee Salary Disclosure vs. Magazine Publisher Privacy: The court upheld the lower court's decision, reasoning that while salary information is generally private for non-public figures, its specific, nominative publication within a comparative list concerning a widely reported economic and social controversy related to the company's financial difficulties served the public interest in being informed about collective events, thus justifying the disclosure.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited in the dispositive section to reject the demands made under this article.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur les deux moyens réunis, tels qu'exposés au mémoire en demande et reproduits en annexe :
Attendu que dans son numéro 130, paru en mai 2003, l'hebdomadaire "Entrevue" a publié un article intitulé "Personnel licencié, direction augmentée, que les gros salaires lèvent le doigt", consacré à un "plan social" adopté par la société de télévision "Canal +" visant à réduire les dépenses, et à la grève suscitée par cette initiative ; que, comportant le montant des salaires perçus en janvier et février 2003 par trente-trois personnes, nommément désignées, il met en évidence des multiplications des rémunérations par deux, trois voire dix d'un mois sur l'autre, tandis que certaines subissent d'amples réductions ; que M. X..., estimant que la diffusion, non autorisée par lui, de son nom et de son salaire avait porté atteinte à son droit à sa vie privée, a assigné en justice la Société de conception de presse et d'édition, éditrice, et M. Y..., directeur de la publication ; qu'il a été débouté ;
Attendu que l'arrêt retient exactement que, si le salaire de celui qui n'est pas une personne publique et ne jouit d'aucune notoriété particulière ressortit à sa vie privée, sa publication nominative, au sein d'une liste des gains comparés que reproduit un article de presse consacré aux difficultés financières notoires de l'entreprise, dans le contexte de la polémique ainsi suscitée et relayée par les médias, participe de l'actualité économique et sociale des faits collectifs dans lesquels elle s'insère, et du droit du public à être informé sur ceux-ci ; que les moyens ne sont pas fondés ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne M. X... aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau code de procédure civile, rejette les demandes ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du quinze mai deux mille sept.