Jurisdictional Clause Enforceability Appeal
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA dispute arose over a territorial jurisdiction clause, where one company sued another based on this clause, which the defendant contested as unenforceable. The appellate court overturned the initial ruling by finding the jurisdiction clause in the general terms and conditions unenforceable because it was not prominently displayed and the defendant's acceptance was not proven, rendering documents like delivery notes and invoices irrelevant. However, the Supreme Court quashed the appellate decision because, while upholding the validity of judgment pronouncement by filing with the registry as compliant with the European Convention on Human Rights, the appellate court failed to legally justify why the jurisdiction clause, as it appeared on delivery notes and invoices received by the defendant, did not meet the necessary visibility requirements for enforceability.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle 48 du nouveau code de procédure civile, Vu l'article 700 du nouveau code de procédure civile; Jurisdictional Clause Enforceability Appeal: The appellate court overturned the initial ruling by finding the jurisdiction clause in the general terms and conditions unenforceable because it was not prominently displayed and the defendant's acceptance was not proven, rendering documents like delivery notes and invoices irrelevant. However, the Supreme Court quashed the appellate decision because, while upholding the validity of judgment pronouncement by filing with the registry as compliant with the European Convention on Human Rights, the appellate court failed to legally justify why the jurisdiction clause, as it appeared on delivery notes and invoices received by the defendant, did not meet the necessary visibility requirements for enforceability.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe Court of Cassation quashed the lower court's decision for failing to properly assess whether the jurisdiction clause met the requirements of this article.
The losing party was ordered to pay legal costs to the other party under this article.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIERE ET ECONOMIQUE, a rendu l'arrêt suivant :
Attendu, selon l'arrêt attaqué, que la société Transports Joyau, aujourd'hui dénommée Schenker Joyau (société Joyau), a assigné la société l'Européenne d'éviers Benthor (société Benthor) devant un tribunal de commerce en se prévalant d'une clause attributive de compétence territoriale ; que la société Benthor a soutenu que cette clause ne lui était pas opposable ; qu'un jugement ayant accueilli la demande, la société Benthor a interjeté appel ;
Sur le premier moyen :
Attendu que la société Schenker Joyau fait grief à l'arrêt d'avoir infirmé le jugement, dit que le tribunal de La Roche-sur-Yon était territorialement incompétent pour connaître du litige et renvoyé l'affaire devant la cour d'appel de Lyon alors, selon le moyen, que le prononcé public des jugements, par un magistrat ayant délibéré et en présence d'un greffier, est une garantie fondamentale pour les justiciables ; qu'en l'espèce, l'arrêt mentionne que l'arrêt a été prononcé "par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la cour" ; qu'en statuant ainsi, la cour d'appel a violé l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme ;
Mais attendu que les dispositions de l'article 450 du nouveau code de procédure civile, qui prévoient que le jugement pourra être prononcé par sa mise à disposition au greffe de la juridiction, ne sont pas contraires à l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme dès lors qu'elles permettent à chacun, comme par une lecture en audience publique, d'avoir accès à la décision ; que le moyen n'est pas fondé ;
Mais sur le second moyen, pris en sa deuxième branche :
Vu l'article 48 du nouveau code de procédure civile ;
Attendu que pour dire que le tribunal de commerce de La Roche-sur-Yon était incompétent territorialement et renvoyer l'affaire devant la cour d'appel de Lyon, l'arrêt retient que les conditions générales de vente comportent une clause attributive de compétence qui n'est pas spécifiée de façon très apparente et que, dans ces conditions, faute d'établir l'acceptation de la société Benthor au moment de la formation du contrat, peu important les clauses figurant sur les bons de livraison ou sur les factures, le tribunal de commerce de La Roche-sur-Yon n'est pas territorialement compétent ;
Attendu qu'en se déterminant ainsi, sans indiquer en quoi la clause litigieuse figurant sur les bons de livraison et sur les factures dont la société Benthor avait été destinataire ne satisfaisait pas aux exigences du texte susvisé eu égard aux conditions matérielles de sa présentation, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ;
PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 20 septembre 2005, entre les parties, par la cour d'appel de Poitiers ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Limoges ;
Condamne la société l'Européenne d'éviers Benthor aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau code de procédure civile, condamne la société l'Européenne d'éviers Benthor à payer à la société Schenker Joyau la somme de 2 000 euros ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre commerciale, financière et économique, et prononcé par Mme Lardennois, conseiller, qui en a délibéré, en remplacement du président, en l'audience publique du dix-huit septembre deux mille sept.