Supreme Court Quashes Dismissal Conviction Based on Retroactive Application of Repealed Authorization Requirement
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn employer was convicted by the Court of Appeal for terminating two employees for economic reasons without obtaining the required administrative authorization, which constituted a criminal offense under the Labor Code. However, the Supreme Court quashed the conviction because a subsequent law enacted in July 1986 abolished the requirement for administrative authorization for dismissals, and in the absence of contrary provisions, this new law applies retroactively to final judgments, meaning the appealed decision lacked legal basis.
Regeste Legislator
Généré par l'IAANNULE l'arrêt de la Cour d'appel de PARIS du 26 mars 1986, DIT n'y avoir lieu à renvoi; Supreme Court Quashes Dismissal Conviction Based on Retroactive Application of Repealed Authorization Requirement: However, the Supreme Court quashed the conviction because a subsequent law enacted in July 1986 abolished the requirement for administrative authorization for dismissals, and in the absence of contrary provisions, this new law applies retroactively to final judgments, meaning the appealed decision lacked legal basis.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe final order annuls the lower court's decision based on the subsequent repeal of the law under which the initial conviction was made.
This procedural disposition indicates no further action (remand) is necessary after the annulment.
Texte complet
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique, tenue au Palais de Justice, à PARIS, a rendu l'arrêt suivant :
Statuant sur le pourvoi formé par :
- A. H.,
contre un arrêt de la Cour d'appel de PARIS (11ème Chambre) du 26 mars 1986 qui, pour licenciement de deux salariés pour un motif d'ordre économique sans autorisation administrative, l'a condamné à deux amendes de 2.000 francs avec sursis chacune ;
Vu le mémoire produit et le mémoire complémentaire ;
Sur le moyen additionnel pris de la promulgation de la loi n° 86-707 du 3 juillet 1986 relative à la suppression de l'autorisation administrative de licenciement ;
Vu ladite loi ;
Attendu qu'en l'absence de dispositions contraires expresses une loi nouvelle qui abroge une incrimination s'applique aux faits commis avant son entrée en vigueur et non encore définitivement jugés ;
Attendu qu'A. a été poursuivi et condamné pour avoir, en raison de la restructuration de l'entreprise, licencié deux salariés sans avoir sollicité une autorisation administrative, infraction prévue par l'article L. 321-7 1er alinéa du Code du travail et réprimée par l'article L. 321-11, 1° dudit Code ;
Mais attendu que ces dispositions ont été abrogées par la loi du 3 juillet 1986 qui a supprimé à compter du 1er janvier 1987 l'autorisation administrative de licenciement ; que dès lors l'arrêt attaqué, frappé de pourvoi dans le délai de la loi et non encore définitif, manque désormais de support légal et doit être annulé ;
Par ces motifs, et sans qu'il y ait lieu d'examiner le premier moyen produit,
ANNULE l'arrêt de la Cour d'appel de PARIS du 26 mars 1986,
Et attendu qu'il ne reste rien à juger ;
DIT n'y avoir lieu à renvoi