Legislator Jurisprudence & Législation
03-16964 Généré par l'IA

Paternity Claim Time-Barred; Support Obligation Reviewed

Numéro de cause 03-16964
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Partiellement admis (Partially Allowed)
Frais judiciaires sans frais

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

An adult child initiated legal action seeking a declaration of paternity and payment of support, after her mother had recognized her but the father's identity remained unestablished. The lower court declared the action for paternity time-barred but ordered support payments until a specific date, which the plaintiff challenged, arguing the two-year time limit for filing a paternity claim after majority violated equality principles under the European Convention on Human Rights. The reviewing court upheld the statute of limitations for the paternity claim, finding no discrimination since the time limit for challenging legitimate paternity was the same; however, it partially annulled the decision regarding support, ruling that the obligation to pay support past the date set by the lower court lacked a legal basis as the court failed to explain why the child's need had ceased or become her fault.

Regeste Legislator

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Vu les articles 342 et 342-2 du code civil, article 700 du nouveau code de procédure civile; Paternity Claim Time-Barred; Support Obligation Reviewed: The lower court declared the action for paternity time-barred but ordered support payments until a specific date, which the plaintiff challenged, arguing the two-year time limit for filing a paternity claim after majority violated equality principles under the European Convention on Human Rights. The reviewing court upheld the statute of limitations for the paternity claim, finding no discrimination since the time limit for challenging legitimate paternity was the same; however, it partially annulled the decision regarding support, ruling that the obligation to pay support past the date set by the lower court lacked a legal basis as the court failed to explain why the child's need had ceased or become her fault.

Mots-clés

Généré par l'IA
action en paternité obligations d'entretien de l'enfant délai de prescription moment du dépôt action en paiement droits de la famille

Dispositions légales citées

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Vu les articles 342 et 342-2 du code civil
These articles were used to establish the legal basis for the obligation to pay maintenance (subsides) beyond the child's majority.
article 700 du nouveau code de procédure civile
This provision was cited in the dispositive when rejecting the request for costs under this article.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Vu les articles 342 et 342-2 du code civil

These articles were used to establish the legal basis for the obligation to pay maintenance (subsides) beyond the child's majority.

article 700 du nouveau code de procédure civile

This provision was cited in the dispositive when rejecting the request for costs under this article.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Attendu que Mme Maryse X... a mis au monde, le 24 janvier 1979, une fille Mélanie, qu'elle a reconnue mais dont la filiation paternelle n'est pas établie ; que le 11 mars 1998, Mélanie X..., devenue majeure, a assigné M. Y... sur le fondement des articles 342 et 342-2 du code civil en paiement de subsides ; qu'un jugement du 4 octobre 2000 a déclaré recevable l'action à fins de subsides et ordonné avant dire droit une expertise sanguine sur l'existence d'un lien biologique de filiation ; qu'après dépôt du rapport d'expertise, Mme Mélanie X... a, par conclusions signifiées le 4 juillet 2001, demandé que M. Y... soit déclaré son père et condamné à lui verser une contribution pour son entretien ;

Sur le premier moyen :

Attendu que Mme Mélanie X... fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué (Nîmes, 19 février 2003) d'avoir déclaré irrecevable comme étant prescrite son action en recherche de paternité naturelle, alors, selon le moyen, qu'en application des dispositions de l'article 14 de la Convention européenne des droits de l'homme, la jouissance des droits et libertés doit être assurée sans distinction aucune fondée sur la naissance ; qu'il s'ensuit que l'article 340-4, alinéa 3, du code civil porte atteinte au principe d'égalité des filiations consacré par la Convention européenne des droits de l'homme dès lors qu'il impose à un enfant d'exercer l'action en recherche de paternité naturelle dans les deux années suivant sa majorité, à la différence des enfants qui peuvent en réclamation d'état d'enfant légitime pendant trente ans ; qu'en déclarant irrecevable comme étant prescrite, l'action en recherche de paternité naturelle qui a été intentée plus de deux années après la majorité, la cour d'appel a violé les articles 14 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ;

Mais attendu que l'article 340-4, alinéa 3, du code civil, qui enferme l'action en recherche de paternité naturelle exercée par l'enfant dans le délai de deux ans suivant sa majorité, ne comporte pas de caractère discriminatoire à l'égard de l'enfant naturel et n'est pas contraire aux articles 8 et 14 de la Convention européenne des droits de l'homme, dès lors que l'article 313-2, dernier alinéa, du code civil institue un délai identique pour l'action en rétablissement de la présomption de paternité légitime lorsque celle-ci est exercée par l'enfant ; d'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;

Mais sur le second moyen :

Vu les articles 342 et 342-2 du code civil ;

Attendu que l'obligation au paiement de subsides peut se poursuivre au-delà de la majorité de l'enfant, s'il est encore dans le besoin, à moins que cet état ne lui soit imputable à faute ;

Attendu que l'arrêt, qui constate que Mme Mélanie X... est sans ressources, condamne M. Y... à lui verser des subsides jusqu'au 31 décembre 2003 inclus ;

Qu'en statuant ainsi, sans expliquer en quoi l'état de besoin aurait cessé à cette date ou lui serait imputable, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des textes susvisés ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a débouté Mme Mélanie X... de sa demande en paiement de subsides pour la période postérieure au 31 décembre 2003, en ce qu'il a limité au 31 décembre 2003 l'obligation au paiement de subsides de M. Y..., l'arrêt rendu le 19 février 2003, entre les parties, par la cour d'appel de Nîmes ; remet, en conséquence, sur ce point, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Nîmes, autrement composée ;

Laisse à chaque partie la charge de ses propres dépens ;

Vu l'article 700 du nouveau code de procédure civile, rejette la demande de Mme Mélanie X... ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du quatre juillet deux mille six.