Improperly Documented Detention Notification Invalidates Administrative Custody
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn improperly documented administrative detention of a foreign national, which required immediate notification to the public prosecutor, led to a challenge where the administrative authority argued that notification via any means satisfied the procedural requirement. However, the court upheld the decision to terminate the detention because, despite the detention order mentioning the required notification, the case file contained no evidence, deemed valid until formally challenged, confirming that this notification had actually been provided to the public prosecutor as mandated by the relevant code concerning the entry and stay of foreigners.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 551-2 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers, REJETTE le pourvoi n° Z 05-15.176; Improperly Documented Detention Notification Invalidates Administrative Custody: However, the court upheld the decision to terminate the detention because, despite the detention order mentioning the required notification, the case file contained no evidence, deemed valid until formally challenged, confirming that this notification had actually been provided to the public prosecutor as mandated by the relevant code concerning the entry and stay of foreigners.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe appellate decision was legally justified based on findings regarding the lack of notification of the detention order to the public prosecutor, as stipulated by this article.
This is the primary order disposing of the appeal.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Vu leur connexité, joint les pourvois n° F 05-14.032 et Z 05-15.176 ;
Sur le moyen unique du pourvoi n° Z 05-15.176 :
Attendu, selon l'ordonnance attaquée, rendue par le premier président d'une cour d'appel (Douai, 20 mars 2005), et les pièces de la procédure, que M. X..., ressortissant étranger en situation irrégulière sur le territoire français, a été interpellé et placé en garde à vue ; qu'il a fait l'objet d'arrêtés de reconduite à la frontière et de placement en rétention administrative pris par le préfet du Pas-de-Calais ; que le juge des libertés et de la détention a ordonné la prolongation de la mesure de rétention ;
Attendu que le préfet du Pas-de-Calais fait grief à l'ordonnance d'avoir infirmé cette décision, alors, selon le moyen, que si le procureur de la République doit être immédiatement informé de la mesure de rétention administrative dont un étranger a fait l'objet, cette information peut être fournie par tous moyens ; qu'en l'espèce, la cour d'appel qui a mis fin à la mesure de rétention administrative prise contre M. X..., alors que le procès-verbal de police du 16 mars 2005 faisait état de l'avis qui avait été donné au procureur de la République de la mesure de placement en rétention administrative dont cet étranger avait fait l'objet, a violé l'article L. 551-2 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Mais attendu que l'ordonnance retient que l'examen de l'ensemble de la procédure révèle que l'arrêté de rétention mentionne la nécessité de notifier cette décision au procureur de la République et, par une mention valant jusqu'à inscription de faux, qu'aucun avis de cette nature ne figure cependant au dossier ;
Qu'en l'état de ces constatations et énonciations, le premier président a légalement justifié sa décision ;
PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur le pourvoi n° F 05-14.032 :
REJETTE le pourvoi n° Z 05-15.176 ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du quatorze février deux mille six.