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03-30076 Généré par l'IA

Social Security Contribution Reassessment Procedural Compliance

Numéro de cause 03-30076
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge du recourant

Synthèse Legislator

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The dispute arose from a social security contribution reassessment following an inspection where the lower court annulled the demand for payment, finding that the initial notification of observations failed to meet the requirement of adversarial procedure under social security regulations because the alleged errors and omissions were not stated with sufficient precision. The high court overturned this decision, reasoning that the initial letter, along with the subsequent full inspection report sent shortly after, sufficiently detailed the assessed amounts, the nature of the proposed reassessment, and the legal bases, thereby allowing the employer to be informed of the anomalies and the extent of their obligations, satisfying the procedural requirement for a contradictory process.

Regeste Legislator

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L.244-2 du Code de la sécurité sociale, R.243-59 du Code de la sécurité sociale, article 700 du nouveau Code de procédure civile; Social Security Contribution Reassessment Procedural Compliance: The high court overturned this decision, reasoning that the initial letter, along with the subsequent full inspection report sent shortly after, sufficiently detailed the assessed amounts, the nature of the proposed reassessment, and the legal bases, thereby allowing the employer to be informed of the anomalies and the extent of their obligations, satisfying the procedural requirement for a contradictory process.

Mots-clés

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cotisations de sécurité sociale notification de la décision condition de recevabilité mesure d'instruction en assurance sociale révision de prestations d'invalidité révision de taxation

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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L.244-2 du Code de la sécurité sociale

This article, along with R.243-59, forms the legal basis concerning the violation found by the Court of Cassation leading to the quashing of the lower court's decision.

R.243-59 du Code de la sécurité sociale

This article, concerning the procedural formalities of the inspection, was violated by the lower court's decision, leading to the cassation.

article 700 du nouveau Code de procédure civile

Applied to reject the request for costs from one party and grant an award to the other.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Vu les articles L.244-2 et R.243-59 du Code de la sécurité sociale, ce dernier dans sa rédaction issue du décret n° 90-1009 du 14 novembre 1990 ;

Attendu qu'il résulte du second de ces textes, que les fonctionnaires et agents de contrôle de l'URSSAF doivent communiquer, le cas échéant, leurs observations à l'employeur en l'invitant à y répondre dans un délai de quinze jours, à l'expiration duquel ils transmettent leur rapport accompagné de la réponse éventuelle de l'employeur à l'organisme dont ils relèvent, ainsi qu'à la direction régionale des affaires sanitaires et sociales ; que cette formalité substantielle, qui a pour but de donner un caractère contradictoire au contrôle et de sauvegarder les droits de la défense, est remplie lorsque l'employeur a été informé des omissions et des erreurs qui lui sont reprochées ainsi que des bases du redressement proposé et a été ainsi mis en mesure de répondre aux observations de ces agents ;

Attendu qu'à la suite d'un contrôle opéré courant août et septembre 1995 et portant sur la période du 1er septembre 1992 au 31 décembre 1994 un inspecteur du recouvrement de l'URSSAF a notifié le 15 septembre 1995 à la société Volvo Aquitaine les erreurs et omissions relevées ainsi que les bases du redressement ; que, par courrier du 19 octobre 1995, l'URSSAF a adressé l'intégralité du rapport de contrôle à la société à laquelle elle a notifié le 9 novembre suivant une mise en demeure pour recouvrement consécutif au contrôle du redressement ;

Attendu que pour annuler cette mise en demeure et débouter l'URSSAF de sa demande, l'arrêt attaqué retient essentiellement que la lettre d'observations envoyée par l'URSSAF à l'entreprise ne respectait pas le principe du contradictoire en ce que les erreurs et omissions reprochées ne sont pas indiquées de façon suffisamment précise ;

Qu'en statuant ainsi, alors que tant cette lettre que le rapport de contrôle du 19 octobre 1995, suivi de la mise en demeure litigieuse du 9 novembre 1995, mentionnaient pour chaque exercice le montant des cotisations dues, précisait la nature des chefs de redressement envisagés, le contenu et les modalités d'application des textes législatifs et réglementaires invoqués, de sorte que la société Volvo avait été informée tant des anomalies constatées à l'issue du contrôle que de la nature , de la cause et de l'étendue de ses obligations, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 18 décembre 2002, entre les parties, par la cour d'appel de Bordeaux ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Agen ;

Condamne la société Volvo Truck Atlantique aux dépens ;

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de la société Volvo Truck Atlantique et la condamne à payer à l'URSSAF de la Gironde la somme de 2 200 euros ;

Dit que sur les diligences du Procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du dix-huit janvier deux mille cinq.