Legislator Jurisprudence & Législation
03-50064 Généré par l'IA

Administrative Detention Irregularity Overturned Due to Lack of Specific Notice of Support Services

Numéro de cause 03-50064
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)

Synthèse Legislator

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The First President of the Court of Appeal wrongly overturned an order prolonging an administrative detention, ruling the detention irregular because the detained foreign national, who faced a deportation order, did not explicitly receive information or support related to the moral and psychological aid provided for under regulations concerning administrative detention centers. The high court quashed this decision because no legal provision requires a specific communication to the detainee regarding the existence of these support services outlined in the relevant decree, even though the underlying detention period had expired, rendering the matter moot for further judgment.

Regeste Legislator

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article 35 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945, article 5 du décret du 19 mars 2001, article 627 du nouveau Code de procédure civile; Administrative Detention Irregularity Overturned Due to Lack of Specific Notice of Support Services: The high court quashed this decision because no legal provision requires a specific communication to the detainee regarding the existence of these support services outlined in the relevant decree, even though the underlying detention period had expired, rendering the matter moot for further judgment.

Mots-clés

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internement administratif délai de résiliation assistance judiciaire gratuite révocation du sursis notification irrégulière expulsion d'un logement

Dispositions légales citées

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article 35 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945
This article, alongside Article 5 of the Decree of March 19, 2001, formed the legal basis cited by the Court in its decision to quash the lower court's order.
article 5 du décret du 19 mars 2001
This article, concerning support and information for foreigners in administrative detention, was cited in relation to the violation found by the lower court, which the Supreme Court subsequently rejected.
article 627 du nouveau Code de procédure civile
This procedural article was cited by the Court in relation to the decision to quash the decision without referral, as the legal detention periods had expired.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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article 35 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945

This article, alongside Article 5 of the Decree of March 19, 2001, formed the legal basis cited by the Court in its decision to quash the lower court's order.

article 5 du décret du 19 mars 2001

This article, concerning support and information for foreigners in administrative detention, was cited in relation to the violation found by the lower court, which the Supreme Court subsequently rejected.

article 627 du nouveau Code de procédure civile

This procedural article was cited by the Court in relation to the decision to quash the decision without referral, as the legal detention periods had expired.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Vu l'article 35 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945, ensemble l'article 5 du décret du 19 mars 2001 ;

Attendu selon le second de ces textes, que les étrangers maintenus dans un centre de rétention administrative bénéficient d'action d'accueil, d'information, de soutien moral et psychologique et d'aide pour préparer les conditions matérielles de leur départ, pour lesquelles l'Etat dispose de l'Office des migrations internationales ; qu'une convention détermine les conditions d'affectation et d'intervention des agents de cet établissement ;que, pour permettre l'exercice effectif de leurs droits par les étrangers maintenus dans un centre de rétention administrative, l'Etat passe une convention avec une association à caractère national, ayant pour objet la défense des droits des étrangers ;

Attendu, selon l'ordonnance attaquée, rendue par le premier président d'une cour d'appel, que M. Yu X... Y..., de nationalité chinoise, a fait l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière en date du 5 août 2003 et a été maintenu dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire le même jour par décision du préfet du Puy-de-Dôme ; que saisi par le préfet le juge des libertés et de la détention d'un tribunal de grande instance a ordonné la prolongation du maintien en rétention de l'intéressé pour une durée de cinq jours ;

Attendu que pour infirmer cette décision et dire n'y avoir lieu de maintenir M. Yu X... Y... en rétention, l'ordonnance retient qu'il ne résulte pas des pièces de la procédure que l'intéressé a bénéficié d'un soutien moral et psychologique, ni même qu'il a été informé de ce droit, que ses droits ont donc été violés et que sa rétention est irrégulière ;

Qu'en statuant ainsi, alors qu'aucune disposition ne prévoit que les actions prévues à l'article 5 du décret du 19 mars 2001 fassent l'objet d'une information spécifique, le premier président a violé le premier des textes susvisés ;

Et vu l'article 627 du nouveau Code de procédure civile ;

Attendu que les délais légaux de maintien en rétention étant expirés, il ne reste plus rien à juger ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'ordonnance rendue le 11 août 2003, entre les parties, par le premier président de la cour d'appel de Lyon ;

DIT n'y avoir lieu à renvoi ;

Dit que sur les diligences du Procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'ordonnance cassée ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du dix juin deux mille quatre.