Husband and Children v. Driver: Failure to Rule on Claims for Father's Injury Damages
Synthèse Legislator
Généré par l'IAFollowing a fatal vehicle collision where one driver died and the other was severely injured, the appellate court awarded damages to the deceased's surviving husband and children solely for the moral prejudice resulting from the death of the mother. The Supreme Court partially quashed this decision because the appellate court failed to rule on the claims made by the children for moral prejudice arising from their father's severe injuries and the material assistance they were obliged to provide him for his daily life needs, thereby violating the requirement to respond to all submitted conclusions and failing to provide a legal basis for its decision regarding those specific claims.
Regeste Legislator
Généré par l'IAVu l'article 455 du nouveau Code de procédure civile, Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile; Husband and Children v. Driver: Failure to Rule on Claims for Father's Injury Damages: The Supreme Court partially quashed this decision because the appellate court failed to rule on the claims made by the children for moral prejudice arising from their father's severe injuries and the material assistance they were obliged to provide him for his daily life needs, thereby violating the requirement to respond to all submitted conclusions and failing to provide a legal basis for its decision regarding those specific claims.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe Court of Cassation used this article to justify the partial cassation because the lower court failed to rule on specific claims regarding the moral prejudice suffered by the children due to their father's injuries.
This provision was applied to reject the request of the defendants and order them to pay a specific sum to the plaintiffs for their costs.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Attendu, selon l'arrêt attaqué, que, le 10 novembre 1995, le véhicule d'Ernest X... a percuté celui conduit par M. Y... ; que cette collision a entraîné le décès de Brigida Y..., dont le mari, M. Tiberio Y..., a lui-même été gravement blessé ; qu'agissant tant en son nom personnel qu'en sa qualité de représentant légal de ses deux enfants mineurs, Arthur et Hélène, M. Y... et sa fille aînée Christine ont fait assigner Mme Z..., veuve X..., et son assureur, la société La Suisse, en dommages-intérêts ;
Sur les premier et deuxième moyens :
Attendu qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les premier et deuxième moyens dont aucun ne serait de nature à permettre l'admission du pourvoi ;
Mais sur le troisième moyen :
Vu l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ;
Attendu que l'arrêt a octroyé 80 000 francs de dommages-intérêts à chacun des enfants Y... au titre du préjudice moral consécutif au décès de leur mère ;
Qu'en statuant ainsi, sans répondre aux conclusions dont elle était saisie et par lesquelles les enfants Y... faisaient aussi valoir qu'ils avaient subi un préjudice moral du fait des graves blessures et des séquelles neurologiques conservées par leur père ainsi qu'en raison de l'aide matérielle qu'ils avaient dû lui apporter pour l'assister dans les gestes de la vie courante qu'il ne pouvait plus effectuer ou qu'il ne prenait plus l'initiative d'accomplir, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, sauf en ses dispositions concernant M. Tiberio Y..., l'arrêt rendu le 30 novembre 2001, entre les parties, par la cour d'appel de Colmar ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Metz ;
Condamne M. Tiberio Y..., en son nom personnel, la société La Suisse et Mme X... aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de la société La Suisse et de Mme X... ; les condamne in solidum à payer à M. Y..., ès qualités de représentant légal de ses enfants mineurs Arthur et Hélène, et à Mlle Christine Y... la somme globale de 3 000 euros ;
Dit que sur les diligences du Procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du treize janvier deux mille cinq.