Seller's Claim for Withheld Share Purchase Price Following VAT Reassessment Waiver
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe dispute arose when sellers of company shares, who had provided a liability guarantee, subsequently agreed via an undertaking not to claim the final balance of the purchase price due to a substantial VAT reassessment against the company, in exchange for the buyer agreeing to bear the full financial consequences of that reassessment. When the tax reassessment was entirely waived years later, the seller sued to recover the withheld balance, arguing the undertaking lacked cause. The Court of Cassation upheld the lower court's decision, reasoning that the cause of the undertaking was the seller's explicit waiver of the remaining price in return for the buyer's commitment to handle the notified tax issue, and the subsequent total remission of that tax, resulting from the buyer's actions, did not retroactively negate the existence or validity of the agreement at the time it was made.
Regeste Legislator
Généré par l'IAREJETTE le pourvoi, Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile; Seller's Claim for Withheld Share Purchase Price Following VAT Reassessment Waiver: When the tax reassessment was entirely waived years later, the seller sued to recover the withheld balance, arguing the undertaking lacked cause. The Court of Cassation upheld the lower court's decision, reasoning that the cause of the undertaking was the seller's explicit waiver of the remaining price in return for the buyer's commitment to handle the notified tax issue, and the subsequent total remission of that tax, resulting from the buyer's actions, did not retroactively negate the existence or validity of the agreement at the time it was made.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis is the main operative order rejecting the appeal.
Cited in the dispositive for ruling on the application for costs.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Donne acte aux consorts X... de leur reprise d'instance ;
Sur le moyen unique, pris en ses trois branches :
Attendu que les époux Y... ont cédé en 1990 à M. X... leurs parts dans une SNC "Le Guillaume", avec une clause de garantie de passif ; que l'administration fiscale ayant notifié à la société un redressement de TVA pour les années antérieures à la cession, Mme Y... s'est engagée, par acte du 22 août 1992, en son nom personnel et au nom de son mari, se portant fort pour lui, à ne pas réclamer à M. X... la somme de 100 000 francs, solde du prix de cession, "compte tenu de la somme importante du rappel de TVA que devra supporter la SNC "Le Guillaume" ; que ce redressement ayant fait l'objet d'une remise totale en 1995, M. Y... a fait assigner en 1999 M. X... en paiement de ce solde, en soutenant que l'acte du 22 août 1992 était nul pour absence de cause ; que l'arrêt confirmatif attaqué (Rouen, 18 octobre 2001) a rejeté ses demandes ;
Attendu que M. Y... fait grief à la cour d'appel d'avoir dénaturé les termes de l'acte du 22 août 1992, et d'avoir qualifié cet acte de convention aléatoire, alors que M. X... ne l'avait pas signé et qu'il n'y avait aucun aléa pour lui, les époux Y... s'étant engagés à ne pas réclamer une somme supérieure au montant maximum du redressement, violant ainsi les articles 1134, 1101, 1104, 1131, 1964 du Code civil et l'article L. 48 du Code des procédures fiscales ;
Mais attendu que l'arrêt relève que la cause de l'acte du 22 octobre 1992, signé par Mme Y..., résidait dans le fait que la SNC "Le Guillaume" s'engageait, malgré la clause de garantie de passif figurant à l'acte de cession des parts sociales, à assumer la totalité des conséquences financières du redressement fiscal qui lui avait été notifié, dont Mme Y... avait expressément déclaré avoir pris connaissance, en contrepartie de l'abandon par les cédants du solde du prix ; qu'en interprétant cet acte dans le contexte des cessions de parts et du redressement fiscal, c'est sans le dénaturer que la cour d'appel en a justement déduit que, même si M. X... ne l'avait pas signé, le fait que ce redressement ait abouti à une remise totale, à la suite de ses interventions et recours et de ses conseils, était sans incidence sur l'existence et la validité de cette clause à la date de la signature de l'acte, de sorte que l'engagement des consorts Y... n'était pas subordonné à la suite de la procédure fiscale ; que par ce seul motif, et abstraction faite des deuxième et troisième griefs qui sont inopérants, l'arrêt est légalement justifié ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne M. Y... aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande des consorts X... ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-cinq janvier deux mille cinq.