Purchasers v. Notary over Voided Land Sale and Damages
Synthèse Legislator
Généré par l'IAIndividuals who purchased land from sellers, only to discover that one parcel had been previously transferred to a third party via an exchange documented by the same notary, sued the notary for liability. The purchasers argued the lower court erred by rejecting their claim for damages related to the lost value of the property, asserting this claim implicitly covered the prejudice from dispossession and payment for property they could not acquire. However, the Supreme Court affirmed the decision, holding that the mere restitution of the purchase price paid by an acquirer under a voided sale due to a title defect, for which the seller might be liable, does not, in itself, constitute compensable prejudice.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle 5 du nouveau Code de procédure civile, article 700 du nouveau Code de procédure civile; Purchasers v. Notary over Voided Land Sale and Damages: The purchasers argued the lower court erred by rejecting their claim for damages related to the lost value of the property, asserting this claim implicitly covered the prejudice from dispossession and payment for property they could not acquire. However, the Supreme Court affirmed the decision, holding that the mere restitution of the purchase price paid by an acquirer under a voided sale due to a title defect, for which the seller might be liable, does not, in itself, constitute compensable prejudice.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article was cited in the appellant's argument regarding the scope of their claims, which the Court implicitly addressed by upholding the lower court's reasoning, although the final decision does not explicitly base its ruling on this article to reject the appeal.
This provision was used to order the appellants to pay a sum to the respondent regarding legal costs.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique :
Attendu que, suivant acte dressé par M. X..., notaire, Mmes Y... et Z... ont vendu à M. Serge A... diverses parcelles de terrain ; qu'il s'est ensuite révélé que la propriété de l'une de ces parcelles avait été transférée à M. Pierre A..., en vertu d'un acte d'échange établi antérieurement par le même notaire ; que M. et Mme Serge A... ont, dans ces conditions, engagé une action en responsabilité contre M. X... ;
Attendu que les époux A... reprochent à l'arrêt attaqué (Reims, 24 décembre 2002) de les avoir déboutés de leurs prétentions, alors, selon le moyen, que leur demande en réparation du préjudice résultant de leur éviction et du fait d'avoir payé le prix d'un bien qu'ils ne pouvaient acquérir était virtuellement comprise dans leur demande d'indemnisation du dommage causé par la privation de la valeur acquise par la parcelle litigieuse ; qu'en rejetant leur demande au motif qu'ils n'avaient pas formulé de prétention au titre de leur dépossession et du paiement du prix d'un bien dont la propriété n'a pu leur être transférée, la cour d'appel a violé l'article 5 du nouveau Code de procédure civile ;
Mais attendu que la restitution du prix payé par l'acquéreur en exécution d'une vente entachée de nullité pour vice de propriété à laquelle peut être condamné le vendeur ne constitue pas, en elle-même, un préjudice indemnisable ; que par ce motif de pur droit, suggéré par la défense, l'arrêt attaqué se trouve légalement justifié ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne les époux A... aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne les époux A... à payer à M. X... la somme de 2 000 euros ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du dix-huit janvier deux mille cinq.