Employee Damages Appeal on Undetermined Claim Admissibility
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn employer appealed a lower court decision that awarded an employee damages for verbal aggression, but the appellate court declared the appeal inadmissible, finding that the employee's claim for a written apology, which was mentioned in the clerk's notes as requested at the initial hearing but not specified in the lower court's judgment, had not been properly brought before the first judge. The Supreme Court quashed this decision, reasoning that because the request for a written apology was an undetermined claim susceptible of being ruled upon only on appeal, the first judge was deemed to have ruled on all claims in the first instance, and therefore, the appellate court erred by deeming the appeal on that specific point inadmissible by misinterpreting the record.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle 40 du nouveau Code de procédure civile, R. 517-4 du Code du travail; Employee Damages Appeal on Undetermined Claim Admissibility: The Supreme Court quashed this decision, reasoning that because the request for a written apology was an undetermined claim susceptible of being ruled upon only on appeal, the first judge was deemed to have ruled on all claims in the first instance, and therefore, the appellate court erred by deeming the appeal on that specific point inadmissible by misinterpreting the record.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article, cited in the preamble to the reasoning for the decision, was one of the grounds used to quash the Court of Appeal's judgment.
This article, cited in the preamble to the reasoning for the decision, was one of the grounds used to quash the Court of Appeal's judgment.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique :
Vu les articles 40 du nouveau Code de procédure civile et R. 517-4 du Code du travail et l'obligation, pour le juge, de ne pas dénaturer les documents de la cause ;
Attendu, selon l'arrêt attaqué et la procédure, que la société Loisirs voyages a relevé appel du jugement d'un conseil de prud'hommes allouant à son salarié M. X... des sommes dont des dommages-intérêts pour agression verbale, et le déboutant du surplus de ses prétentions ;
Attendu que pour déclarer l'appel irrecevable, l'arrêt retient que si dans ses conclusions le salarié a sollicité l'établissement et la remise d'un courrier d'excuse, cette demande indéterminée n'est pas mentionnée dans le jugement, en sorte qu'il ne peut être considéré qu'elle ait été verbalement reprise à l'audience et que le conseil de prud'hommes en ait été saisi ;
Qu'en statuant ainsi, alors que les notes d'audience du greffier mentionnaient que M. X... demandait, outre des sommes, une "excuse écrite", chef indéterminé sur lequel il n'était susceptible d'être statué, par le premier juge ainsi saisi, qu'à charge d'appel, et que ce juge s'était donc prononcé en premier ressort sur tous les chefs de demande, la cour d'appel a violé les textes et le principe susvisés ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 3 juin 2003, entre les parties, par la cour d'appel de Riom ;
remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Lyon, autrement composée ;
Condamne M. X... aux dépens ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du quatre octobre deux mille cinq.