Employees v. Employer (Improper CSG Withholding)
Synthèse Legislator
Généré par l'IATwo employees sued their employer in the labor court, claiming a residual salary payment because the employer had improperly withheld the general social contribution (CSG) twice from their daily sickness benefits for the years 1998 and 1999. The labor court ruled in favor of the employees, stating only that the employer had made an error by double-withholding the CSG. The superior court quashed this decision because the labor court's reasoning failed to specify how its decision complied with the applicable collective bargaining agreement, thereby preventing proper judicial review.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticle 455 du nouveau Code de procédure civile, Mmes X... et Y... aux dépens; Employees v. Employer (Improper CSG Withholding): The labor court ruled in favor of the employees, stating only that the employer had made an error by double-withholding the CSG. The superior court quashed this decision because the labor court's reasoning failed to specify how its decision complied with the applicable collective bargaining agreement, thereby preventing proper judicial review.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe court decision was quashed because the lower court failed to meet the requirements of this article by providing insufficient reasoning.
The plaintiffs were ordered to pay the costs.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Vu la connexité, joint les pourvois n° D 04-40.982 et n° E 04-40.983 ;
Sur les deux moyens réunis :
Vu l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ;
Attendu, selon les jugements attaqués, que Mmes X... et Y..., salariées de la société Carrefour, faisant valoir que l'employeur avait indûment prélevé des sommes au titre de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les indemnités journalières versées par l'organisme social, ont saisi la juridiction prud'homale d'une demande en paiement d'un rappel de salaire ;
Attendu que pour accueillir la demande des salariées, le conseil de prud'hommes se borne à énoncer que la CSG a été prélevée deux fois par la société Carrefour sur les indemnités journalières pour les années 1998 et 1999 ; que celle-ci a commis une erreur ;
Qu'en statuant ainsi par un motif qui ne permet pas à la Cour de cassation d'exercer son contrôle sur le bien fondé des prétentions des salariées au regard de la convention collective applicable à l'entreprise, le conseil de prud'hommes n'a pas satisfait aux exigences du texte susvisé ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, les deux jugements rendus le 4 décembre 2003, entre les parties, par le conseil de prud'hommes d'Aix-en-Provence ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant lesdits jugements et, pour être fait droit, les renvoie devant le conseil de prud'hommes de Marseille ;
Condamne Mmes X... et Y... aux dépens ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite des jugements cassés ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-huit septembre deux mille cinq.