Debtor's Challenge to Debt Amount in Real Estate Execution Proceedings
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA debtor, facing forced real estate execution proceedings initiated by a creditor, filed a claim in the competent court to contest the total amount owed under the adjudication order. The appellate court dismissed this claim as inadmissible, reasoning that the debtor was exclusively required to challenge the debt amount through an immediate appeal before the real estate execution court. The Supreme Court quashed this decision, reasoning that the real estate execution court did not have exclusive jurisdiction to rule on the underlying debt amount that formed the basis of the execution procedure, thereby violating the applicable civil code articles governing forced execution in the specified departments.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticles 143, 144, 158 et 167 de la loi du 1er juin 1924, Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile; Debtor's Challenge to Debt Amount in Real Estate Execution Proceedings: The appellate court dismissed this claim as inadmissible, reasoning that the debtor was exclusively required to challenge the debt amount through an immediate appeal before the real estate execution court. The Supreme Court quashed this decision, reasoning that the real estate execution court did not have exclusive jurisdiction to rule on the underlying debt amount that formed the basis of the execution procedure, thereby violating the applicable civil code articles governing forced execution in the specified departments.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThese articles formed the basis for the cassation because the Court of Appeal incorrectly limited the jurisdiction for challenging the debt amount.
Applied to reject the claim for costs under this article made by M. X...
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique :
Vu les articles 143, 144, 158, 159 et 167 de la loi du 1er juin 1924 mettant en vigueur la législation civile française dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle ;
Attendu, selon l'arrêt attaqué, que M. X..., dont les immeubles faisaient l'objet d'une procédure d'exécution forcée immobilière à la requête de Mme Y..., a saisi un tribunal de grande instance afin de voir fixer le montant de la somme due à cette dernière ;
Attendu que pour déclarer irrecevable la demande de M. X..., qui prétendait qu'il ne devait pas la totalité de la somme visée dans l'ordonnance d'adjudication, l'arrêt retient que ce débiteur ne pouvait procéder que par voie de pourvoi immédiat devant le tribunal de l'exécution forcée immobilière ;
Qu'en statuant ainsi, alors que le tribunal de l'exécution forcée immobilière n'a pas compétence exclusive pour statuer sur le montant de la créance, cause de la procédure d'exécution, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 20 juin 2001, entre les parties, par la cour d'appel de Metz ;
remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Colmar ;
Condamne Mme Y... aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de M. X... ;
Dit que sur les diligences du Procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du dix-neuf mai deux mille cinq.