Worker Fatality: Employer's Strict Safety Obligation and Inexcusable Fault Standard
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Court of Cassation quashed a lower court decision that denied the surviving family of a worker fatally injured in a forklift accident recognition of the employer's inexcusable fault, ruling that the employer has a strict obligation of safety toward the employee, and this obligation is breached as an inexcusable fault under social security law when the employer knew or should have known of the danger and failed to take necessary protective measures, meaning the appellate court erred by requiring the fault to be of "exceptional gravity" rather than applying the correct standard based on the employer's awareness of the risk and inaction.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle 1147 du Code civil, articles L.230-2 du Code du travail, article L.452-1 du Code de la sécurité sociale, articles L.411-1 du Code de la sécurité sociale, article 700 du nouveau Code de procédure civile; Worker Fatality: Employer's Strict Safety Obligation and Inexcusable Fault Standard: Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-deux mars deux mille cinq et signé par le président et Mme Laumône, greffier de chambre qui a assisté au prononcé de l'arrêt.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe Court of Cassation quashed the lower court's decision for violating this article when assessing the employer's fault in relation to the work accident.
Cited in conjunction with the other provisions that justify the reversal of the decision regarding the employer's obligation.
Cited in conjunction with the other provisions that justify the reversal of the decision regarding the employer's obligation.
Cited in conjunction with the other provisions that justify the reversal of the decision regarding the employer's obligation.
Applied to order the payment of legal costs by the losing parties.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique, pris en sa première branche :
Vu l'article 1147 du Code civil, ensemble les articles L.230-2 du Code du travail, L.411-1 et L.452-1 du Code de la sécurité sociale ;
Attendu qu'en vertu du contrat de travail le liant à son salarié, l'employeur est tenu envers celui-ci d'une obligation de sécurité de résultat, notamment en ce qui concerne les accidents du travail ; que le manquement à cette obligation a le caractère d'une faute inexcusable au sens de l'article L.452-1 du Code de la sécurité sociale lorsque l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé son salarié et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver ;
Attendu, selon les énonciations de l'arrêt attaqué, que le 13 mars 1997, Franck X..., salarié de la société Otor Bretagne, a été victime d'un accident mortel du travail alors qu'il conduisait un chariot élévateur ;
Attendu que pour débouter ses ayants causes de leur demande de reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur, l'arrêt attaqué retient que celui-ci n'a pas commis une faute d'une exceptionnelle gravité ; qu'en statuant ainsi, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;
PAR MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres branches du moyen :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 8 octobre 2003, entre les parties, par la cour d'appel de Rennes ;
remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Caen ;
Condamne la société Otor Bretagne et la société Gan eurocourtage aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne in solidum la société Otor et la société GAN Eurocourtage à payer aux époux X... la somme de 2 000 euros ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-deux mars deux mille cinq et signé par le président et Mme Laumône, greffier de chambre qui a assisté au prononcé de l'arrêt.