Employee Burden of Proof for Excessive Delegation Hours
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn employee, acting as a staff representative, sought payment for delegation hours worked beyond the legal limit, citing exceptional circumstances, but the lower labor court ruled in the employee's favor based on the employer's alleged failure to request justification for the hours before making a deduction. The Supreme Court quashed this decision, reasoning that under the relevant labor and civil code articles, the burden of proof rests with the employee to establish the existence of exceptional circumstances justifying payment for delegation hours exceeding the legal contingent.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticles L. 424-1 du Code du travail, L. 424-1 du Code du travail, 1315 du Code civil, Article 700 du nouveau Code de procédure civile; Employee Burden of Proof for Excessive Delegation Hours: The Supreme Court quashed this decision, reasoning that under the relevant labor and civil code articles, the burden of proof rests with the employee to establish the existence of exceptional circumstances justifying payment for delegation hours exceeding the legal contingent.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited as one of the articles violated by the lower court's decision, leading to the cassation.
Cited as one of the articles violated by the lower court's decision, leading to the cassation.
Cited in the dispositive regarding the rejection of claims for costs under this article.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le moyen unique :
Vu les articles L. 424-1 du Code du travail et 1315 du Code civil ;
Attendu que M. X... Y..., salarié de la société Transcom Worldwide et délégué du personnel, a saisi la juridiction prud'homale d'une demande en paiement d'heures de délégation effectuées en dépassement du contingent légal, en invoquant l'existence de circonstances exceptionnelles ;
Attendu que pour faire droit à cette demande, le conseil de prud'hommes retient qu'avant d'effectuer la retenue de ces heures l'employeur devait, avant de saisir les juges du fond, demander à l'intéressé l'indication de leur utilisation ;
Qu'en statuant ainsi, alors qu'il appartient au salarié d'établir l'existence de circonstances exceptionnelles de nature à justifier le paiement des heures de délégation, le conseil de prud'hommes a violé les textes susvisés ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 18 décembre 2002, entre les parties, par le conseil de prud'hommes de Saint-Dié des Vosges ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le conseil de prud'hommes d'Epinal ;
Condamne M. X... Y... aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette les demandes ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite du jugement cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du six avril deux mille cinq.