Salary Recall vs. LLC Structure Validity
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe lower court ordered a company to pay an advance on salary recall to an individual, reasoning that the individual was an employee-director subject to the subordination of a board of directors; however, the high court quashed this decision because the company was a limited liability company and therefore could not have a board of directors or administrators, thus violating the relevant commercial and labor codes.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 223-18 du Code de commerce, article L. 121-1 du Code du travail, article 700 du nouveau Code de procédure civile; Salary Recall vs. LLC Structure Validity: Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du neuf novembre deux mille quatre.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited in the reasoning as a provision whose violation justified the cassation of the lower court's decision.
Cited in the reasoning as a provision whose violation justified the cassation of the lower court's decision.
Applied to reject the request concerning costs under this article made by CESL.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur les deuxième et troisième moyens réunis :
Vu l'article L. 223-18 du Code de commerce, ensemble l'article L. 121-1 du Code du travail ;
Attendu que, pour condamner la société Câblage équipements Saint-Liégeois (CESL) à verser à M. X... une provision sur rappel de salaire, l'ordonnance de référé attaquée relève que l'intéressé "était salarié administrateur et supportait la subordination du conseil administrateur" ;
Attendu, cependant, qu'en statuant ainsi, alors que la société ne comportait ni administrateur ni conseil d'administration, dès lors qu'elle était constituée en société à responsabilité limitée, le conseil de prud'hommes a violé les textes susvisés ;
PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur le premier moyen :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'ordonnance de référé rendue le 8 avril 2003, entre les parties, par le conseil de prud'hommes de Cholet ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ladite ordonnance de référé et, pour être fait droit, les renvoie devant le conseil de prud'hommes d'Angers ;
Condamne M. X... aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de la CESL ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'ordonnance de référé cassée ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du neuf novembre deux mille quatre.