Legislator Jurisprudence & Législation
02-45302 Généré par l'IA

Employee's Request for Documents Does Not Constitute Unequivocal Resignation

Numéro de cause 02-45302
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Partiellement admis (Partially Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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The Court of Cassation partially quashed a lower court's decision that deemed an employee's employment relationship terminated by resignation, based on the employee's requests for a certificate of employment and unemployment attestation after an extended leave period. The court reasoned that under the Labor Code, resignation requires a clear, serious, and unequivocal manifestation of intent to resign, and the employee's actions, driven by the mistaken belief that her fixed-term contract had expired, did not constitute such an unequivocal expression of intent to resign from her position under the correctly reclassified indefinite-term contract.

Regeste Legislator

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L. 122-4 et L. 122-5 du Code du travail, article 700 du nouveau Code de procédure civile; Employee's Request for Documents Does Not Constitute Unequivocal Resignation: The court reasoned that under the Labor Code, resignation requires a clear, serious, and unequivocal manifestation of intent to resign, and the employee's actions, driven by the mistaken belief that her fixed-term contract had expired, did not constitute such an unequivocal expression of intent to resign from her position under the correctly reclassified indefinite-term contract.

Mots-clés

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contrat de travail retrait de la requête résiliation injustifiée du bail démission volontaire obligation de produire des pièces droit à la déconnexion

Dispositions légales citées

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L. 122-4 et L. 122-5 du Code du travail
These articles formed the main ground for the partial cassation, as the Court of Appeal was deemed to have violated them in determining the nature of the contract termination.
article 700 du nouveau Code de procédure civile
Applied to condemn the losing party to pay a specific sum for the costs incurred by the other party under this article.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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L. 122-4 et L. 122-5 du Code du travail

These articles formed the main ground for the partial cassation, as the Court of Appeal was deemed to have violated them in determining the nature of the contract termination.

article 700 du nouveau Code de procédure civile

Applied to condemn the losing party to pay a specific sum for the costs incurred by the other party under this article.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Vu les articles L. 122-4 et L. 122-5 du Code du travail ;

Attendu que, selon ces textes, la démission ne se présume pas et suppose une volonté claire, sérieuse et non équivoque de démissionner ;

Attendu que Mme X... a été engagée en qualité d'agent de service par la société La Résidentielle gérant une maison de retraite selon contrat à durée déterminée d'une durée de dix-huit mois du 2 mai 1994 au 2 novembre 1995 ; qu'après avoir été en arrêt de travail pour maladie à compter du 21 juin 1995 elle a bénéficié d'un congé maternité à deux reprises puis d'un congé parental qui a été renouvelé jusqu'au 18 décembre 2000 ; qu'elle a saisi la juridiction prud'homale ;

Attendu qu'après avoir requalifié le contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée pour décider que la rupture du contrat de travail résultait de la démission de la salariée, l'arrêt attaqué retient que celle-ci a sollicité de son employeur la délivrance d'un certificat de travail et d'une attestation ASSEDIC manifestant ainsi de façon certaine et non équivoque à deux reprises son intention de ne pas reprendre le travail à l'issue du congé parental de sorte que la rupture du contrat lui est imputable ;

Attendu qu'en statuant ainsi, alors que le fait de réclamer son certificat de travail et son attestation ASSEDIC au motif erroné que son contrat de travail à durée déterminée de 18 mois était achevé depuis le 2 novembre 1995 alors que les parties étaient liées par un contrat à durée indéterminée, ne caractérise pas une volonté claire et non équivoque de la part de la salariée de démissionner, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, en ses seules dispositions relatives à la rupture du contrat de travail, l'arrêt rendu le 19 juin 2002, entre les parties, par la cour d'appel de Montpellier ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Nîmes ;

Condamne la société La Résidentielle aux dépens ;

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne la société La Résidentielle à payer à Mme X... la somme de 800 euros ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du treize juillet deux mille quatre.