Legislator Jurisprudence & Législation
03-30060 Généré par l'IA

Mesothelioma Fault and Supplementary Payment Recovery

Numéro de cause 03-30060
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Partiellement admis (Partially Allowed)
Frais judiciaires à la charge du recourant

Synthèse Legislator

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The children and grandchildren of a deceased employee, who contracted a 100% disabling occupational mesothelioma after working with materials used by the employer, sought recognition of the employer's inexcusable fault. The Court of Cassation upheld the Court of Appeal's finding of inexcusable fault based on the employer's awareness of the danger posed by asbestos and failure to take necessary protective measures. However, the high court partially overturned the decision regarding the financial consequences, ruling that the lower court erred by not considering the procedural inadmissibility of the occupational disease recognition against the employer, which is necessary for the social security fund to seek recovery of supplementary payments from the employer following the finding of inexcusable fault.

Regeste Legislator

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article L. 452-1 du Code de la sécurité sociale, Article 627 du nouveau Code de procédure civile, article 700 du nouveau Code de procédure civile; Mesothelioma Fault and Supplementary Payment Recovery: The Court of Cassation upheld the Court of Appeal's finding of inexcusable fault based on the employer's awareness of the danger posed by asbestos and failure to take necessary protective measures. However, the high court partially overturned the decision regarding the financial consequences, ruling that the lower court erred by not considering the procedural inadmissibility of the occupational disease recognition against the employer, which is necessary for the social security fund to seek recovery of supplementary payments from the employer following the finding of inexcusable fault.

Mots-clés

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maladie professionnelle sécurité sociale prestations d'assurance-accidents indemnité pour perte de gain heures d'appoint contrat de livraison d'ouvrage

Dispositions légales citées

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article L. 452-1 du Code de la sécurité sociale
Although cited in the arguments, this article was not the ground for the final cassation ruling itself, which focused on the financial consequences.
Article 627 du nouveau Code de procédure civile
Cited as the basis for quashing and annulling part of the ruling without referral.
article 700 du nouveau Code de procédure civile
Cited in the dispositive to order the payment of legal costs to the respondents.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Articles L. 452-2, L. 452-3 et R 441-10 et suivants du Code de la sécurité sociale

These articles were violated by the Court of Appeal in ruling that the employer was liable for the financial consequences of its inexcusable fault.

article L. 452-1 du Code de la sécurité sociale

Although cited in the arguments, this article was not the ground for the final cassation ruling itself, which focused on the financial consequences.

Article 627 du nouveau Code de procédure civile

Cited as the basis for quashing and annulling part of the ruling without referral.

article 700 du nouveau Code de procédure civile

Cited in the dispositive to order the payment of legal costs to the respondents.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Attendu que Gisèle Le X... a été employée par la Société Ferrodo devenue Valeo de 1932 à 1949 ; qu'elle a été reconnue atteinte d'un mésothéliome d'origine professionnelle avec un taux d'incapacité fixé à 100 % ; qu'après son décès, survenu le 3 mai 1998, ses enfants et petits enfants ont saisi le tribunal des affaires de sécurité sociale afin de voir reconnaître la faute inexcusable de son employeur ; que la cour d'appel (Caen, 29 novembre 2002) a dit que la maladie professionnelle dont elle avait été atteinte était due à la faute inexcusable de son employeur, la société Valeo, a alloué aux consorts Le X... diverses sommes en réparation de leur préjudice moral et du préjudice personnel de la défunte et dit que la société Valéo devait être tenue des conséquences financières de sa faute inexcusable conformément aux dispositions des articles L. 452-2 et L. 452-3 du Code de la sécurité sociale ;

Sur le premier moyen :

Attendu que la société Valéo fait grief à l'arrêt attaqué d'avoir ainsi statué, alors, selon le moyen :

1 / qu'il résulte de l'article L. 452-1 du Code de la sécurité sociale que le manquement à l'obligation de sécurité de résultat à laquelle est tenu l'employeur en cas de maladies professionnelles du fait des produits fabriqués ou utilisés par l'entreprise, n'a pas le caractère d'une faute inexcusable si l'employeur rapporte la preuve de l'impossible conscience du danger ou qu'il a pris les mesures nécessaires pour en préserver les salariés ; qu'ainsi, en énonçant qu'en l'état de la reconnaissance d'une maladie professionnelle seule la démonstration par la société Valéo d'une cause étrangère ou d'un cas de force majeure permettait d'écarter sa faute inexcusable, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;

2 / qu'en tout état de cause, en se bornant à affirmer que la société Valeo ne prouvait pas avoir pris les mesures nécessaires pour préserver le salarié du danger résultant de l'exposition à l'inhalation des poussières d'amiante sans rechercher quelles étaient au cas présent les conditions de travail spécifiques, expressément relatées dans les conclusions de l'exposante, du salarié au sein des usines de la société Valeo où il avait exercé ses activités, la cour d'appel a privé sa décision de toute base légale au regard de l'article L. 452-1 du Code de la sécurité sociale ;

Mais attendu qu'en vertu du contrat de travail le liant à son salarié, l'employeur est tenu envers celui ci d'une obligation de sécurité de résultat, notamment en ce qui concerne les produits fabriqués ou utilisés par l'entreprise ; que le manquement à cette obligation a la caractère d'une faute inexcusable, au sens de l'article L. 452-1 du Code de la sécurité sociale , lorsque l'employeur avait ou aurait du avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié, et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver ;

Et attendu que les énonciations de l'arrêt caractérisent le fait, d'une part, que la société avait conscience du danger lié à l'amiante, d'autre part, qu'elle n'avait pas pris les mesures nécessaires pour en préserver son salarié ; que la cour d'appel a pu ainsi, abstraction faite du motif surabondant se référant à la force majeure et à la cause étrangère, en déduire que la société Valéo avait commis une faute inexcusable ;

Mais sur le second moyen :

Vu les articles L. 452-2, L. 452-3 et R 441-10 et suivants du Code de la sécurité sociale ;

Attendu que pour dire que la société Valéo devait être tenue des conséquences financières de sa faute inexcusable, l'arrêt attaqué énonce qu'il n'y a pas lieu de se prononcer sur le point de savoir si la maladie professionnelle de Gisèle Le X... est ou non opposable à l'employeur dans les relations de ce dernier avec la CPAM, ce point étant sans incidence sur la solution du litige ;

Qu'en statuant ainsi, alors que l'inopposabilité à l'égard de l'employeur, du fait du caractère non contradictoire de la procédure, de la décision de la caisse primaire d'assurance maladie d'admettre le caractère professionnel de la maladie prive cette caisse du droit de récupérer sur l'employeur, après reconnaissance de sa faute inexcusable, les compléments de rente et indemnités versés par elle , la cour d'appel a violé les textes susvisés ;

Vu l'article 627 du nouveau Code de procédure civile ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a dit que la société Valéo devait être tenue des conséquences financières de sa faute inexcusable, l'arrêt rendu le 29 novembre 2002, entre les parties, par la cour d'appel de Caen ;

DIT n'y avoir lieu à renvoi ;

Rejette le recours de la CPAM du Calvados dirigé contre la société Valéo ;

Condamne la société Valéo aux dépens ;

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne la société Valéo à payer aux consorts Le X... la somme de 2 000 euros ; Rejette la demande de la CPAM du Calvados ;

Dit que sur les diligences du Procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du deux novembre deux mille quatre.