Appeal Dismissal Upheld Due to Time-Barred Claim and Notary Not Liable for Conditional Tax Benefits
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court upheld the dismissal of an appeal, first finding that the five-year prescriptive period for the action had expired by the time the claim was filed, as the error in question was revealed by the grounds of a tax assessment dated in 1989. Secondly, the court affirmed that the notary could not be held liable for the consequences of the tax administration's refusal to grant Malraux Law benefits because the purchasers had been duly informed that such benefits were conditional upon future compliance with administrative requirements during rehabilitation work, a matter beyond the notary's competence to monitor.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticle 700 du nouveau Code de procédure civile; Appeal Dismissal Upheld Due to Time-Barred Claim and Notary Not Liable for Conditional Tax Benefits: Secondly, the court affirmed that the notary could not be held liable for the consequences of the tax administration's refusal to grant Malraux Law benefits because the purchasers had been duly informed that such benefits were conditional upon future compliance with administrative requirements during rehabilitation work, a matter beyond the notary's competence to monitor.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe appellant was ordered to pay the respondent a sum based on this article regarding costs.
The appellant's request based on this article regarding costs was rejected.
Texte complet
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le premier moyen, ci-après annexé :
Attendu qu'ayant souverainement relevé que la révélation de l'erreur résultait des motifs du redressement fiscal du 8 décembre 1989, la cour d'appel a légalement justifié sa décision en retenant qu'à la date d'introduction de la demande, les 10 juin et 31 juillet 1996, le délai quinquennal de prescription de l'action était expiré ;
Sur le second moyen, ci-après annexé :
Attendu qu'ayant retenu, par motifs adoptés, que le notaire ne pouvait être rendu responsable des conséquences du refus de l'administration des impôts de voir appliquer à l'acquisition litigieuse les avantages liés à la loi Malraux, après que toutes informations utiles aient été données aux acquéreurs sur ce point lors de la vente, que le bénéfice des dispositions de la loi Malraux demeurait hypothétique dans la mesure où il dépendait du respect, lors de la réalisation des travaux de réhabilitation, des prescriptions imposées par l'administration et que le notaire, professionnel du droit, n'avait ni les compétences ni les moyens de surveiller, la cour d'appel a pu en déduire, sans inverser la charge de la preuve, que le notaire n'avait pas failli à son devoir de conseil ;
D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne les époux X... aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne les époux X... à payer à la société civile professionnelle des notaires Prud'homme-Grundler et à M. Y..., ensemble, la somme de 1 900 euros ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande des époux X... ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du dix-neuf octobre deux mille quatre.