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02-42642 Généré par l'IA

Employee Dismissal Due to Employer's Failure to Pay Wages During Sick Leave

Numéro de cause 02-42642
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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An employee took the initiative to terminate their employment contract due to the employer's failure to pay contractually guaranteed wages during a sick leave period; the employer argued that the rupture should not be reclassified as an unfair dismissal because the alleged salary arrears were settled before the employee's termination notice was received, or alternatively, that the termination date should be the date of receipt of the notice, not the date it was sent. The Court of Cassation rejected the appeal, holding that the lower court was justified in finding that the established grievance—the non-payment of guaranteed salary during sick leave—justified analyzing the employee's action as a dismissal attributable to the employer, rendering the employer's arguments regarding payment timing and notice date irrelevant to the core finding of breach.

Regeste Legislator

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article L. 122-14-3 du Code du travail, Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile; Employee Dismissal Due to Employer's Failure to Pay Wages During Sick Leave: The Court of Cassation rejected the appeal, holding that the lower court was justified in finding that the established grievance—the non-payment of guaranteed salary during sick leave—justified analyzing the employee's action as a dismissal attributable to the employer, rendering the employer's arguments regarding payment timing and notice date irrelevant to the core finding of breach.

Mots-clés

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licenciement ou résiliation de contrat congé de maladie rémunération impayée délai de résiliation action en paiement perte de travail inévitable

Dispositions légales citées

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article L. 122-14-3 du Code du travail
codedutravail
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile
This provision was cited in the dispositive to order the appellant to pay a specific sum to the appellee for legal costs.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile

This provision was cited in the dispositive to order the appellant to pay a specific sum to the appellee for legal costs.

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Texte complet

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Attendu, selon l'arrêt attaqué (Montpellier, 12 février 2002), que M. X..., qui avait été engagé le 16 juillet 1990 par la société Netex, aux droits de laquelle se trouve la société Aspirotechnique, a pris acte de la rupture de son contrat de travail par lettre du 10 janvier 2000 pour non-paiement de ses salaires conventionnellement garantis pendant son arrêt pour maladie du 10 juillet au 16 septembre 1999 ;

Attendu que l'employeur fait grief à l'arrêt d'avoir considéré que la rupture s'analysait en un licenciement sans cause réelle et sérieuse et de l'avoir condamné à payer diverses sommes à ce titre alors, selon le moyen :

1 / que ne peut être requalifiée en licenciement la rupture du contrat de travail par le salarié motivée par des fautes qu'il impute à son employeur, dès lors que ces fautes alléguées ne sont pas fondées ; qu'en l'espèce la société Aspirotechnique venant aux droits de la société Netex soutenait dans ses conclusions avoir rempli M X... de tous ses droits avant que ce dernier ne prenne acte de la rupture, si bien que les griefs invoqués à l'appui de sa lettre n'étaient plus fondés ; qu'elle affirmait avoir réclamé à M. X... postérieurement à ce courrier la poursuite de l'exécution de son contrat de travail ; que la cour d'appel a affirmé que la rupture du contrat de travail était imputable à l'employeur dès lors qu'il n'avait pas assuré le maintien du salaire durant le congé maladie du salarié ; qu'en statuant ainsi, sans rechercher, ainsi qu'elle y était pourtant invitée, si l'employeur n'avait pas réglé les salaires avant la prise d'acte de la rupture par le salarié, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 122-14-3 du Code du travail ;

2 / que la date de la notification par voie postale est à l'égard de celui à qui elle est faite la date de la réception de la lettre ;

qu'en l'espèce la société Netex soutenait, accusé de réception à l'appui, n'avoir reçu que le 12 janvier 2000 la lettre de prise d'acte de rupture par le salarié datée du 10 janvier 2000, soit après avoir réglé à M. X... l'intégralité de ses salaires ; qu'en retenant néanmoins comme date de rupture à l'initiative de l'employeur la date d'envoi du courrier par le salarié soit le 10 janvier 2000, la cour d'appel a violé l'article 668 du nouveau Code de procédure civile ;

Mais attendu que la cour d'appel, qui a relevé que l'employeur n'avait pas versé les salaires conventionnellement garantis au salarié pendant son arrêt pour maladie, a constaté que le grief allégué par le salarié était établi et a pu décider que la rupture s'analysait en un licenciement ; d'où il suit que le moyen ne peut être accueilli ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Condamne la société Aspirotechnique aux dépens ;

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne la société Aspirotechnique à payer à M. X... la somme de 1 000 euros ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du six juillet deux mille quatre.